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Visite des travaux à proximité du viaduc de franchissement de la Saône |
Après la session qui s'est tenue le 26 novembre à Moissey, les élus de la chambre d'agriculture ont profité de leur présence dans le Nord Jura pour visiter le chantier de construction de la ligne à grande vitesse.
Le élus de la chambre d’agriculture du Jura étaient accompagnés dans leur visite du chantier LGV par Laurent Mazzucchelli, chargé de projet à Réseau ferré de France, Robert Pernet, responsable foncier RFF et Aldo Gravotta assistant foncier du cabinet Setis. Ce dernier était chargé de racheter pour le compte de RFF, les terrains nécessaires à la réalisation de la LGV.
Un an et demi après le lancement des travaux, l’avancée du chantier de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône est impressionnant. Les 140 km du tracé sont désormais concernés par les travaux de génie civil qui vont battre leur plein durant deux ans et qui laisseront ensuite la place aux entreprises chargées de l’installation des équipements ferroviaires. Cette phase de réalisation n’interviendra qu’en 2009.
Un bus a emmené les agriculteurs, rejoints par Gérard Bailly, président du conseil général, près du chantier de construction du viaduc de la Saône et des estacades. Les ouvrages de décharge en cas de cru sont composés d’une succession de petits ponts d’une portée de 20 mètres de haut, sur la Saône la portée est de 45 mètres.
Les 140 km de cette LGV imposent la réalisation de treize viaducs dont celui surplombant la Saône, près d’Auxonne (Côte-d’Or), qui s’étend sur 1 340 m, celui de la Savoureuse (Territoire de Belfort) sur 792 m et celui de la Lizaine, près de Bethoncourt (Doubs), sur 717 m.
Sur les 1 600 ha d’emprise foncière, 650 hectares concernent la forêt. « Pour l’acquisition, nous avons privilégié la procédure amiable, explique Robert Pernet. Et, chaque fois que cela a été possible, nous en avons profité pour signer des conventions de réaménagement foncier. » Au total 16 000 hectares ont été remembrés. Toutes les communes du Jura concernées par le traçé, excepté Pagney, ont réalisé un remembrement à inclusion d’emprise permettant de mutualiser l’emprise entre les exploitatnts.
Si le chantier en cours vise à rapprocher les agglomérations de Mulhouse et de Dijon, pour un coût de 2,312 milliards d’euros, l’objectif final de la liaison ne se limite pas à cette perspective Est-Ouest avec notamment une branche Sud dont le tracé est à l’étude(*). En traversant ces bois et ces plaines entre la Saône et le Jura pour revenir à Moissey, les élus de la chambre d’agriculture savent que d’autres chantiers, d’autres négociations sont à venir...
* Le projet de la branche Sud sera présenté dans notre prochaine édition
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