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Philippe Meurs et Henri-Biès Péré ont redit leur confiance dans la capacité reconnue des Adasea à assurer une expertise en matière d’installation |
Les 20 et 21 novembre, les Adasea de France ont tenu, sous la présidence d’Henri Biès Péré, leurs journées nationales à La Tour-de-Salvagny dans le Rhône. Durant deux jours, les responsables des Adasea ont surtout débattu de l’avenir de leurs outils dans un environnement marqué par l’inévitable restructuration des organisations professionnelles agricoles.
Les échanges entre les responsables des Adasea et leurs différents partenaires, qu’il s’agisse de l’administration, des chambres d’agriculture ou du syndicalisme agricole a tourné autour de l’avenir de ces outils qui, depuis quarante ans, assurent l’interface entre la profession agricole et l’administration. Souvenez-vous de la mise en place de l’IVD, du contrôle des structures, de la gestion des plans de développement, des Ogaf, des éphémères CTE, de l’installation des jeunes… les Adasea ont, pendant presque un demi-siècle, constitué l’outil de mise en œuvre auprès des agriculteurs, au plus près du terrain, de ces différentes politiques agricoles dans un contexte de cogestion aujourd’hui révolu.
Recentrer l’action des Adasea sur l’installation
Dès lors, la redéfinition du rôle dévolu à ces structures, auxquelles le ministère de l’Agriculture n’entend plus consacrer les mêmes budgets de fonctionnement, se pose. Cette absence de perspectives, cette crise de confiance et d’identité que traversent les Adasea s’est largement exprimée au cours de ces deux jours de réflexion. Henri Biès-Péré, le président du GIE des Adasea, a fait appel à Philippe Meurs, le président des Jeunes agriculteurs pour tenter de dissiper leur vague à l’âme et donner à leurs responsables de nouvelles perspectives. Pour les JA, fondateurs avec la Fnsea des Adasea en 1966, « il faut que chaque département dispose d’une Adasea indépendante politiquement, techniquement et financièrement » et dont les activités sont recentrées sur son cœur de métier, c’est-à-dire sur l’accompagnement du candidat à l’installation.
« Votre mission de service public, qui justifie les financements de l’État, c’est l’installation en agriculture et la transmission des exploitations », affirme Philippe Meurs. Dès lors, les Adasea qui développent d’autres missions doivent le faire en s’adossant à des structures existantes, les chambres d’agriculture notamment, ou en assurant, par elles-mêmes, l’équilibre financier de ces actions.
Des situations variables
Selon les départements, les Adasea disposent d’une structure administrative plus ou moins développée. C’est le fruit de l’histoire. Ici, la proximité avec la chambre d’agriculture est ancienne, les actions de chacun bien identifiées et un certain partage des tâches s’est instauré dans le respect de tous. Là, au contraire, des chevauchements existent nécessitant la clarification des compétences de chacun. L’heure n’est plus à ces vieilles et vaines rivalités car, comme l’indique Gérard Seigle-Vatte (Isère), le président de la chambre régionale d’agriculture de Rhône-Alpes : « les services de l’État se restructurent plus vite que les organisations professionnelles agricoles. Elles doivent pourtant, c’est incontournable, se remettre en cause ». En échos, Alex Urbino, représentant l’administration de l’agriculture, ne dit pas autre chose lorsqu’il évoque le rôle des Adasea en indiquant qu’il faut, autour de la gestion de l’installation en agriculture, « inventer un nouveau mécano » qui redéfinisse le rôle de chacun.
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