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Dans un souci de transparence, le préfet de région a programmé trois réunions publiques… |
Alors que la phase d’études préalables en est aux deux tiers, le préfet de région a voulu montrer que le projet de branche sud du TGV est désormais sur les rails et que les Jurassiens sont concernés… Dans un souci de transparence, trois réunions publiques permettront de répondre aux premières questions…
Alors que le chantier de la branche Est avance « à grande vitesse », le préfet de Région vient d’organiser une présentation du projet de branche Sud, ce pour mieux répondre aux attentes de nombreux élus de Franche-Comté et du Jura en particulier.
Le point de rencontre était la préfecture du Jura où le préfet Barthélémy était entouré pour la circonstance de Christrian Rouyer, le préfet du Jura et de tout le staff régionnal de la SNCF et de Réseau ferré de France.
En préambule, le préfet de Région a rappelé que les trois branches du projet étaient tout aussi importantes, même avec des temporalités différentes, car elles répondaient à un même souci de déplacement dans des schémas nord-sud et est-ouest.
Aux questions trop précises sur le tracé de la future ligne, le représentant de l’État calme le jeu : « On ne connaît pas encore les différents maillons. En nous basant sur l’existant et sur une perspective de tronçons nouveaux, nous avons étudié l’opportunité de cette ligne, sa nécessité économique et ses contraintes environnementales. Le tracé n’a pas été évoqué et, compte tenu de l’avancement de cette phase d’études (on en est aux deux tiers des études préalables), les différentes hypothèses de fuseau ne seront connues que dans le courant de l’été 2008… À ce jour, nous pouvons dire que, en considérant ce qui existe déjà, la création d’une nouvelle ligne d’une certaine importance, tant en terme de capacité que de performance, nous semble opportune. »
Une réflexion « assez globale »
Le représentant de RFF précise que cette arrivée de la branche Sud s’inscrit dans la même perspective que le contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise et que cette branche se raccordera à l’aéroport de Saint-Exupéry.
Surfant sur la vague du Grenelle de l’environnement, le directeur régional de la SNCF explique que les études intègrent l’ensemble des besoins de « mobilité durable », que « le projet est important pour les territoires traversés et pour leur connexion avec les centres de décision et de production européens.»
Plus concrètement, les uns et les autres lèvent un coin du voile sur la « réflexion assez globale » qui a précédé les études : à partir de l’existant, comment faire passer des trains supplémentaires, comment augmenter les vitesses, quelles améliorations apporter au réseau ? Dans le cas d’une nouvelle ligne, comment traverser cette zone bocagère, à l’habitat dispsersé qu’est la Bresse, comment franchir les vallées tout en prenant en compte la valeur des terres agricoles, les surfaces boisées, les zones de protection des eaux, la valeur humaine des habitants ?
La nouveauté dans ce discours, eu égard à tout ce qui a déjà été présenté et dit sur cette branche Sud ? La réponse, c’est Jacques Barthélémy qui l’apporte : il était important de dire que les affaires se poursuivaient et que les Jurassiens étaient concernés. Il fallait confirmer, donner les premières dates d’un calendrier pour montrer que la branche Sud n’était plus virtuelle.
Une réalité sur laquelle lesdits Jurassiens pourront s’informer et poser toutes les questions voulues lors des prochaines réunions « plus élargies » – en particulier aux représentants des associations environnementales, aux usagers et aux élus locaux – que l’État organise à Dole, le 10 décembre, à Bourg-en-Bresse le 13 décembre et à Louhans le 17 décembre à 16 h.
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