Le Jura Agricole et Rural
Économiser l'énergie
Utilisation en agriculture
Jura agricole et rural
Publié le:  12 décembre 2007
Page 10 

Le bois provient essentiellement de l’entretien des haies et des lisières Ageden

Le contexte économique actuel, notamment l’augmentation du coût des énergies…) et les attentes des consommateurs (qualité, environnement…) conduisent de plus en plus d'agriculteurs à opter pour les économies d'énergie et pour les énergies renouvelables sur leurs exploitations. En outre, la ferme constitue un important terrain pour utiliser ces énergies plus propres comme le bois et le solaire et même produire de l'énergie avec les biocarburants.

Les tracteurs et les automoteurs représentent 50 % des consommations de carburants sur la ferme. En utilisant un tracteur de puissance adaptée à son usage avec un régime d'environ 1 800 tr/min, il est possible de réduire sensiblement la consommation de diesel.

Les laiteries, avec 25 % des consommations d'électricité, peuvent voir leur charge énergétique diminuer grâce à l'ajout de récupérateurs de chaleur sur les appareils de froid ou le pré refroidissement du lait avec un circuit d'eau. Comme pour l'habitat individuel, l'isolation, l'emplacement des pièces, l'éclairage et la régulation du chauffage permettent de diviser par deux la facture d'énergie.

En matière d'énergies renouvelables, les ressources et les possibilités sont nombreuses sur une ferme. Qu'il s'agisse de l'utilisation de bois ou d'énergie solaire, les équipements nécessitent un investissement financier parfois important mais rapidement amorti par les économies réalisées et moins sensibles aux augmentations successives du coût des énergies.

Exemple du bois

Territoire agricole par excellence, espace d'élevages et de polycultures, le département de la Loire conserve un maillage bocager ainsi qu'une surface boisée équivalente à 26 % de son territoire. Chaque année, le boisement de la Loire croît de 3 à 4 %. Il est donc possible pour les exploitants agricoles de valoriser cette ressource économique et abondante.

Outre le traditionnel chauffage aux bûches, il existe des chaudières entièrement automatiques où l'on brûle du bois déchiqueté. Il s'agit de bois de faible valeur marchande découpé en petites plaquettes par l'exploitant grâce à un broyeur individuel ou collectif (Cuma).

Ce bois provient essentiellement de l'entretien des haies et des lisières, de l'exploitation forestière et du recyclage des déchets de bois. Ce bois, une fois broyé, nécessite environ 6 mois de séchage à l'abri de l'humidité (sous un hangar) pour permettre un bon fonctionnement de la chaufferie. Le bois déchiqueté coûte jusqu'à trois fois moins cher que le fioul pour un résultat égal ; il s'agit du combustible le plus économique du marché.

Lorsque l'exploitation comporte plusieurs bâtiments nécessitant un apport en chauffage (gîte, accueil, locaux d'habitations, ateliers…), une chaufferie au bois déchiqueté peut être installée pour couvrir l'ensemble des besoins. Grâce à un réseau de chaleur constitué de tuyaux pré-isolés et enterrés, on peut facilement raccorder en chauffage plusieurs bâtiments éloignés.

Le bois déchiqueté est stocké dans un silo, puis extrait par un système de racleur et transporté jusqu'au foyer de la chaudière par l'intermédiaire de vis sans fin. Tout est entièrement automatique ; la chaudière est régulée en fonction des besoins de chaleur comme un système traditionnel au gaz ou au fioul. L'autonomie varie selon la taille du silo et la puissance de la chaudière ; elle peut être de quelques jours à plusieurs mois.

D’après Héliose


Newsletter GRATUITE
Sondage

Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?

  • Oui
  • Non
  • Ne sais pas

  • (C) Le Jura agricole et rural
    Partagez vos idées, écrivez-nous
    Webmaster