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La valorisation du bois-énergie constitue un enjeu majeur pour le massif.
De 1975 à 2000, la surface boisée du massif du Pilat est passée de 35 à 50 % du territoire, couvrant ainsi actuellement environ 38 000 hectares. Chaque année, cette forêt produit près de 400 000 m3 de bois, mais seul un quart de cet accroissement est valorisé en bois d’?uvre, palettes, pâte à papier et bois de chauffage. La ressource bois est donc largement sous exploitée dans le Pilat. Il faut aussi savoir que l’industrie de première transformation du bois produit de l’ordre de 20 000 tonnes de déchets susceptibles de générer 50 000 m3 de bois déchiqueté.
Ainsi, la valorisation du bois-énergie constitue un enjeux pour la zone du Pilat. C’est pour cela que le Parc du Pilat en a fait un axe fort de la Charte 2000/2010 en se fixant un objectif de structuration des filières locales d’approvisionnement et un objectif quantitatif (consommation de 30 000 m3 de bois déchiqueté par an, correspondant à une puissante totale de 9 Mgw).
Le bois-énergie présente divers atouts. Il n’émet pas de gaz à effet de serre supplémentaire dans l’atmosphère. Effectivement, le CO2 rejeté lors de sa combustion est naturellement absorbé par la croissance des arbres. Les feuilles des arbres transforment le CO2 de l’air en carbone qui constitue le tronc, les branches et les feuilles. De plus, le bois-énergie est disponible localement, ce qui limite les transports. Il génère aussi plus d’emplois que d’autres énergies. De l’exploitant forestier à l’appareil de chauffage, tout un réseau de compétences est généré, avec le maintien et la création d’emplois sur le secteur.
Diverses formes du bois
Il existe divers types de combustibles disponibles : les bûches, les plaquettes, les granulés et les écorces et sciures. Outre le traditionnel chauffage aux bûches, il existe des chaudières entièrement automatiques où l’on brûle du bois déchiqueté (appelé aussi plaquettes). Il s’agit de bois de faible valeur marchande issus de trois filières distinctes : exploitation forestière, sous produits de l’industrie du bois ou bois de rebus (palettes,emballages). Il est découpé en petites plaquettes grâce à un broyeur. Une fois broyé, ce bois nécessite environ 6 mois de séchage pour permettre un bon fonctionnement de la chaufferie.
Les granulés de bois, quant à eux, sont des petits cylindres de un à cinq centimètres de longueur, constitués de sciure (récupérée dans des entreprises de transformation du bois) fortement compressée, sans colle ni agents chimiques. Ce combustible est préconisé pour le chauffage de l’habitat individuel en substitution d’une chaudière standard.
Une chaudière automatisée
Le bois déchiqueté ou les granulés sont stockés dans un silo puis extrait par un système de racleur et transportés jusqu’au foyer de la chaudière par l’intermédiaire de vis sans fin. Tout est donc entièrement automatique. La chaudière est régulée en fonction des besoins de la chaleur comme un système traditionnel au gaz ou au fuel.
D’après des communiqués du Parc naturel régional du Pilatet de Héliose
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