Paris et Varsovie ont décidé de créer un groupe de travail qui « préparera le bilan de santé de la Pac » et les discussions sur le futur de cette politique.
M. Barnier et son homologue polonais, Marek Sawicki, ont convenu, lors d’un entretien le 30 novembre à Varsovie, de former un groupe de travail « qui préparera le bilan de santé de la Pac et les discussions que (les) deux pays souhaitent ouvrir sur le modèle agricole et les politiques européennes après 2013 ».
« Compte tenu du caractère cyclique de la production agricole, dans un contexte d’instabilité des marchés mondiaux soumis aux risques climatiques, sanitaires ou à la spéculation internationale, les développements de la politique agricole européenne devront prendre en considération la reconnaissance d’une préférence européenne adaptée et favoriser la mise en place, au sein du premier pilier, d’outils de gestion des crises et de stabilisation des marchés, comme, par exemple, des stocks de prévention ou des systèmes d’assurance agricole », ont estimé les deux ministres dans une déclaration conjointe.
Bilan de santé
Lors d’une audition publique sur le bilan de santé de la Pac organisée le 28 novembre par la commission de l’agriculture du Parlement européen, le rapporteur,Lutz Goepel (Parti populaire européen, Allemagne), a porté un jugement plutôt favorable sur les suggestions formulées une semaine plus tôt par la Commission de Bruxelles, tout en précisant qu’il avait l’intention de présenter « certaines variantes ». Il s’est notamment prononcé pour un système de paiements basé sur des critères de surface, une meilleure prise en compte des problèmes de l’élevage, l’introduction d´un filet de sécurité et une révision du système de la conditionnalité.
Partisan d’une augmentation des quotas laitiers avant leur disparition en 2015 et d’une limitation du super-prélèvement appliqué en cas de dépassement de ces contingents. M. Goepel a par ailleurs jugé « inacceptable » la dégressivité des aides telle que « formulée par la Commission dans une note de bas de page ». Il s’est opposé à une diminution supplémentaire de 8 % des crédits du premier pilier de la Pac (aides directes et soutien des marchés) au profit du deuxième (développement rural) et a souligné que les agriculteurs avaient déjà beaucoup fait en matière de lutte contre le changement climatique.
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