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Le stage reprise d’installation a permis à Michel Tirard et à sa femme de passer la main à Lucie Eydelon-Montal |
Sécurisant pour toutes les parties, le stage reprise d’installation facilite l’intégration du nouvel arrivant. Le cédant doit savoir aussi passer la main. Michel Tirard l’a fait en accueillant Lucie Eydelon-Montal.
A 31 ans, Lucie Eydelon-Montal va faire le grand saut. Le 1er janvier prochain, elle va devenir associée du Gaec Les Perrins, à Saint-Geoire-en-Valdaine (Isère), en remplacement de Michel et Marie-Thérèse Tirard, nouveaux retraités. Stéphane Tirard, neveu des cédants, était déjà dans le Gaec depuis quelques années. « Je souhaitais la pérennité de l’exploitation, confirme Michel Tirard, ne serait-ce que pour consolider la situation de Stéphane. Alors, je me suis inscrit sur le répertoire départemental de l’installation (RDI) mais j’ai eu peu de contacts ». Selon lui, « le contexte laitier difficile et la volonté de nombreux repreneurs de s’installer en individuel expliquent le peu de retour ».
De son côté, Lucie Eydelon-Montal, d’origine non agricole, souhaitait s’installer. Un premier projet d’une création d’un élevage de chèvres avec transformation avait été abandonné par manque de moyens financiers. « Mon mari, ramasseur de lait, a appris la volonté des Tirard de trouver un associé ». Alors les choses se sont enchaînées assez naturellement. « Après une rencontre avec les cédants, la conseillère de l’Adasea, Julie Ferrazzi, nous a préconisé un stage reprise pour découvrir l’exploitation ». Depuis un an, Lucie Eydelon-Montal est donc présente sur la structure et reprend peu à peu le rôle de Michel Tirard. « Je m’occupe plutôt de la traite des vaches (60 au total) et d’une grande partie des papiers administratifs » explique la jeune exploitante, tandis que Stéphane mène les cultures et l’alimentation des bêtes. « Je lui ai passé la main progressivement, confirme Michel Tirard, cela lui a appris à connaître peu à peu son nouveau rôle et lui a apporté de l’expérience ». Un temps d’adaptation que, ni l’un ni l’autre, ne regrettent. En agriculture de groupe, « c’est un passage obligé, estime le cédant car cela permet de voir si l’entente entre les futurs associés pourra se faire ». Visiblement, ça marche ! « Stéphane, comme moi, est dans la trentaine et a deux enfants. L’entente est naturelle, note Lucie Eydelon-Montal. Je pense qu’une reprise avec un associé plus âgé aurait été plus difficile ».
Un ancien garage est en cours d’aménagement pour accueillir toute sa famille. « Nous n’habitons qu’à une dizaine de kilomètres, mais ce n’est pas facile à gérer entre les enfants scolarisés, le mari en horaire décalé et les contraintes liées aux vaches. Il vaut mieux habiter sur place ». Prévoyant, Michel Tirard possède une maison sur la parcelle voisine, dans laquelle le couple (dont les deux membres prennent leur retraite en même temps) va se retirer. « L’entrée de notre maison et celle de l’exploitation sont différentes, explique Michel Tirard. Je l’ai voulu ainsi pour ne pas les obliger à passer devant ma porte tous les jours. Mais, s’ils ont besoin d’un service, ils pourront compter sur moi »
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