Le Jura Agricole et Rural
Une cession, trois installations et un agrandissement
Safer de la Drôme
Jura agricole et rural
Publié le:  21 décembre 2007
Page 12 

Dans le Diois, la rétrocession par la Safer de 86 hectares a bénéficié à plusieurs installations. Un dossier exemplaire…

En 2005 à Menglon dans le Diois (Drôme), Jackie et Michel Orand, arrivant à la retraite, décident de céder leurs terres. Après négociation, ils signent une promesse de vente au profit de la Safer, portant sur 86 hectares. Suite à un appel de candidature publié dans deux journaux et affiché en mairie, vingt-quatre candidatures sont présentées.

Marielle Noirot, ingénieur foncier à la Safer, rencontre alors les candidats et prend connaissance de leur situation, projet et motivation. « Un travail de fond s’engage », explique le directeur départemental de la Safer, Claude Serre. « Une cartographie du secteur considéré est dressée. Prioritaires, les demandes de candidats à l’installation sont examinées avec attention, en relation avec l’Adasea. Les demandes d’agrandissement sont, bien sûr, elles aussi, prises en considération. »

L’instruction du dossier réalisée, la Safer réunit une commission cantonale, regroupant des responsables syndicaux et élus du canton. Cette commission réfléchit à une proposition d’attribution et la transmet au comité technique départemental de la Safer.

Composé de représentants d’organismes et de syndicats agricoles, d’élus de collectivités territoriales et de commissaires du gouvernement (Agriculture et Finances), celui-ci examine le dossier en s’appuyant sur la réflexion de la commission cantonale et décide des attributions.

Quatre nouveaux installés

« Dans le dossier de Menglon, observe Claude Serre, plusieurs projets sont en concurrence avec des demandes d’agrandissement, souvent pertinentes, rendant les choix d’autant plus difficiles. »

Finalement, 15 hectares sont rétrocédés à Stéphane Charmet, double actif à l’époque âgé de 33 ans, qui s’installe hors cadre familial avec un projet en vigne, plantes aromatiques, médicinales et à parfum. Agé alors de 50 ans et auparavant en Gaec en Savoie, Philippe Stahl, lui, se réinstalle à Menglon à titre individuel en élevage ovin, transformation fromagère et vente directe, avec les 27 hectares qui lui sont attribués.

Eric Bonniot, 34 ans à l’époque, se voit, quant à lui, rétrocéder 12 hectares, un complément de surface lui permettant de réaliser son installation en élevage caprin dans un Gaec familial. Enfin, les quelque 70 ares attribués à Antoine Corréard, 21 ans alors, viennent conforter son installation en polyculture et élevage de veaux. Ainsi, les deux tiers de la surface de la propriété rétrocédée sont consacrés à l’installation, le reste étant réservé à l’agrandissement et à la restructuration parcellaire.

« Ce dossier, souligne le directeur de la Safer dans la Drôme, est exemplaire. En outre, il montre le souci qu’a la Safer de veiller au renouvellement des générations en donnant priorité aux installations de nouveaux agriculteurs et ce, dans le cadre d’une large concertation avec les territoires. »


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