Le Jura Agricole et Rural
Sole céréalière record
Office des céréales et grandes cultures
Jura agricole et rural
Publié le:  21 décembre 2007
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Après le SCEES, le conseil spécialisé céréales de l’Office des grandes cultures a confirmé, lors de sa réunion du 12 décembre, l’augmentation de la sole céréalière d’hiver qui dépasserait les 7 M ha, niveau le plus élevé enregistré depuis 10 ans. En revanche, les surfaces ensemencées en colza régresseraient de 6,7 %. L’office a une nouvelle fois revu en hausse la prévision de récolte de maïs et l’alourdissement de son stock de report.

Pour sa dernière réunion de l’année, le 12 décembre, le conseil spécialisé céréales de l’office des grandes cultures a confirmé, à quelques détails près, les estimations du service d’études statistiques du ministère de l’Agriculture (SCEES) concernant les semis de céréales d’hiver et de colza publiées quelques jours plus tôt. A savoir une hausse de 3,4 % des surfaces de blé à 4,96 M ha, une de 3,8 % pour les orges d’hiver avec 1,23 M ha. Seuls les semis de blé dur se présentent en baisse de l’ordre de 2 %. Pourtant, les prix du blé dur ont été très lucratifs cette campagne.

Pour le colza, L’OniGC situe la baisse de la sole à 6,7 %. La hausse des surfaces de blé tendre et la baisse de celle de colza étaient prévisibles, estime l’Office, compte tenu des prix très attractifs du blé cette campagne, et bien que les prix du colza aient été également soutenus. Néanmoins, les rendements de la dernière récolte se sont révélés décevants.

L’Office constate l’impact limité de la suspension du gel obligatoire estimé à 90 000 ha pour l’ensemble des grandes cultures d’hiver, soit environ 1,5 %, mais précise qu’il faudra attendre l’évolution des cultures de printemps pour mesurer l’effet de la mesure.

Ces premières estimations sont encore trop modestes pour avoir une conséquence sur un marché dominé par la conjoncture céréalière internationale avec la tension entretenue sur le marché mondial par l’empressement des acheteurs comme l’Inde, le Pakistan, le Maghreb… Ces pays multiplient des appels d’offres auxquels ne répondent significativement que les USA et surtout la Russie.

Les blés européens, particulièrement français, ne sont pas assez compétitifs, en raison du handicap monétaire de l’euro face au dollar pour faire face à des demandes massives. Dans ces conditions, à la mi-campagne, les exportations françaises de blé n’atteignent que 1,9 Mt, mais l’OniGC maintient son objectif de 4,85 Mt. Il faudra, pour y parvenir, sortir près de 3 Mt dès les premiers mois de l’année prochaine, ce que pourrait favoriser l’épuisement des disponibilités russes et américaines.

Interrogations

Il serait bon aussi que les ventes de maïs à l’UE puissent s’accélérer d’ici à fin février avant l’arrivée des récoltes brésilienne et argentine car les disponibilités françaises en maïs sont conséquentes. L’OniGC a d’ailleurs revu son bilan prévisionnel maïs en augmentant son estimation de production à 14,3 Mt alors que les perspectives de ventes à l’Union européenne sont réduites de 350 000 t, les prévisions d’importation sont diminuées de 200 000 t, ce qui n’évitera pas un alourdissement du stock de report de 200 000 t en fin de campagne. Soit 53 % de plus que la dernière campagne.

De même, les exportations d’orge vers l’UE et les pays tiers sont revues en baisse de quelque 250 0000 t qui se retrouveront dans le stock de report.

Pour le marché français, cette première moitié de la campagne 2007/2008 s’achève dans un certain désordre, à l’image d’une volatilité excessive des prix qui ne permet pas de dégager une tendance nette. Les perspectives pour la deuxième moitié de cet exercice sont encore confuses. Les cours pourraient aussi bien évoluer à la baisse si l’augmentation des surfaces s’accompagnait de bonnes promesses de rendement ou si les objectifs d’exportation n’étaient pas réalisés. Le contraire étant tout à fait envisageable.


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