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La bonne ambiance est de mise au magasin de vente d’Arsure Arsurette |
Une très belle fruitière à comté sur le plateau de la Baroche près de Nozeroy, avec un magasin, ou plutôt une épicerie fine, qui recèle tous les trésors de la table franc-comtoise. À découvrir.
Née en 2005 du regroupement de trois ateliers, la fruitière de la Baroche est un beau bâtiment neuf installé à l’entrée du village d’Arsure Arsurette. Bardée de bois grisonnant , elle a gardé l’allure d’un chalet traditionnel mais cache derrière cette façade un atelier de fabrication flambant neuf d’où sortent d’excellents comtés et un magasin de vente bien achalandé. En ces périodes de fêtes, les paniers garnis font recette.
Au fond du magasin, une montagne de paniers réalisés par un vannier du pays attendent sagement empilés. Vous y déposerez, au gré de vos envies, fromages, charcuterie, vins, conserves de canard, confitures, miel, bière de Noël... Mais aussi de mignonnes montbéliardes en peluche fabriquées par un artisan du haut Jura, des bonbons au lait, des stylos, de la marqueterie et une multitude d’objets fantaisie sur le thème de la vache rouge et blanche. Plus classique, le rayon crémerie et le dépôt de pain ont réussi à séduire une clientèle plus locale. File d’attente assurée le dimanche matin...
Le magasin le plus proche est à dix kilomètres !
Pendant l’hiver, les ventes explosent avec un chiffre d’affaires de 60 000 euros pour la période de Noël et le mois de février. La fréquentation touristique est également plus importante à cette époque. La fruitière fait partie du circuit des Routes du comté et ouvre régulièrement ses portes pour des visites. Elle accueille aussi des classes vertes à d’autres périodes de l’année.
L’ambiance
« Le magasin a pris énormément d’ampleur. Au départ, nous partions dans le flou. Nous sommes des producteurs de lait et de fromage avant d’être des vendeurs», Bruno Cordier, président de la coopérative, est étonné et fier du résultat. La gestion du magasin de vente a été confiée à une EARL composée de deux producteurs, Catherine Rousset et Hervé Midol dont le dévouement a contribué à multiplier le chiffre d’affaires par huit dès la deuxième année d’activité, pour atteindre une moyenne de 17 000 euros par mois. En 2006, le magasin a réalisé un bénéfice de 9 000 euros. « Notre premier objectif est de couvrir les charges de personnel ». Devant le volume de travail, lié notamment à la fabrication de fromages blancs trois fois par semaine et à la livraison de plusieurs magasins, il a fallu embaucher une deuxième
vendeuse.
« Nous faisons un travail d’équipe », souligne Catherine Rousset, citant ses deux vendeuses, Graziella et Brigitte mais aussi les fromagers et les sociétaires. La mise en route du magasin s’est faite aussi avec l’appui de la FDCL et des organismes sanitaires et de contrôle.
« La bonne ambiance », voilà ce qui a décidé Hervé Midol à accepter cette place de gérant au côté de la dynamique Catherine. Passionnée par le contact avec les consommateurs, elle ne manque pas d’idées : élargir l’offre de visite, cibler le tourisme gastronomique, développer la vente par Internet (mais l’ADSL n’est pas encore arrivé !), proposer la location d’appareils à raclette et à fondue... Et même commercialiser une gamme de produits de beauté à base de lait issu de la fruitière. Les produits ont été réalisés par un laboratoire de
Dijon.
Deux médailles d'or
Il n’y a pas eu que des moments heureux. 2006 fut une année difficile avec trop de comté dans les caves et des prix du lait en baisse. Le dépôt de bilan de l’affineur Grillot a provoqué une lourde perte pour la coopérative. Dernièrement, le magasin a été entièrement dévalisé. Mais il en faut plus pour miner le moral des sociétaires. Ils peuvent avoir la satisfaction du travail bien fait car dès la première année de fusion, la qualité des fromages n’a pas failli et a été récompensée par deux médailles d’or en comté, l’une aux Olympiades des fromages de montagne en 2005 et l’autre au Salon de l’agriculture en 2007.
Autre atout de la coopérative : une moyenne d’âge bien inférieure à 40 ans et la volonté de déléguer et d’impliquer les salariés et les sociétaires. Les responsabilités au sein du bureau sont bien réparties. Les fromagers, payés au fixe sur la base de 39 heures avec repos hebdomadaire, organisent leurs horaires. Avec l’ancien fonctionnement du paiement au pourcentage, les sociétaires se reposaient plus volontiers sur le couple de fromagers. Aujourd’hui, ils doivent gérer la vie de la Fruitière. « Nous avons retrouvé notre rôle de coopérateur », estime Bruno Cordier.
La Baroche en bref…• 20 sociétaires à Chalesmes, Arsure Arsurette, Bief-des-Maisons, Fraroz et Cerniébaud
• Président : Bruno Cordier (anciens présidents : Didier Beau et David
Pellier)
• Fromagers : un chef fromager et deux fromagers
• Affineurs : Rivoire et Arnaud
• 4,8 millions de litres de lait.
• Cuma de la Route du lait : 15 millions de litres de lait collectés pour les coopératives de la Baroche, Essavilly Froidefontaine, Mièges, Doye Charbonny et Gillois
• Vente directe et vente par correspondance : deux vendeuses (1,45 ETP)
• Ouverte au public tous les jours (sauf le mercredi) de 10h à 12h et de 17h30 à 19h30 ; le dimanche et les jours fériés de 10h à 12h. Visite guidée d'une heure, à partir de 9h le jeudi et le vendredi. N’oubliez pas de réserver au préalable et comptez 2,5 euros par adulte et 1 euro par enfant de moins de 13 ans, dégustation de deux
comtés comprise.
• Parking aménagé pour l'accueil de bus et de camping-car. Accès aux personnes à mobilité réduite
• Contacts : 03 84 51 14 14
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