Les prix payés aux producteurs de porcs ont fortement marqué le pas en 2007. La moyenne annuelle de la cotation 56 TMP du Marché du porc breton (MPB) accuse une baisse de 8,59 % par rapport à 2006, à 1,118 euro/kg. L’année 2007 apparaît également en retrait par rapport à 2004 (1,128 euro/kg) et 2005 (1,159 euro/kg).
Le marché du porc breton (MPB) a clôturé 2007 sur un cours historiquement bas, à 1,065 euro/kg, le 31 décembre, faisant suite à une année de crise pour la filière porcine.
Sur l’ensemble de l’année, la cotation 56 TMP du MPB a accusé une baisse de 8,59 %, à 1,118 euro/kg, contre 1,223 euro/kg en 2006, après le traditionnel rebond saisonnier de l’été à 1,265 euro/kg le 30 août. L’année 2007 est également en retrait par rapport à 2004 (1,128 euro/kg) et 2005 (1,159 euro/kg) et rompt ainsi un cycle de trois ans de hausse modérée du cours.
Hausse de production européenne
Depuis un an, le secteur porcin se trouve confronté à la flambée des coûts des matières premières et des baisses des prix à la production. « Le coût de revient moyen annuel est supérieur au prix de vente moyen. En moyenne annuelle, il approchera 1,40 euro, tandis que le prix moyen payé est de 1,25 euro », constate le MPB. La baisse moyenne des cours dans les pays de l’UE est de l’ordre de 10 % selon la lettre mensuelle du MPB. Le Marché au cadran de Plérin (Côtes-d’Armor) note par ailleurs que la baisse s’est produite dans un contexte de hausse de production européenne avec en référence une production dans l’Union européenne à quinze retrouvant le niveau record de l’année 1999 à environ 210 000 000 porcs. Selon le MPB, le cours espagnol moyen est le plus élevé de l’UE, suivi du cours allemand et français. Les références commerciales danoises (hors complément de prix) et polonaise ont été les plus basses. Depuis 2004, l’écart annuel de prix entre Allemagne et le MPB s’est resserré. En 2007, à l’inverse, l’écart est le plus important avec la référence espagnole. Ni la cotation allemande, ni la cotation du MPB n’ont suivi de février à juillet l’envolée des cours espagnols. « La performance des Espagnols est d’avoir le prix le plus élevé de l’Union européenne avec une hausse d’activité comprise entre 5 et 6 % ! Ce fut le marché le plus dynamique de l’UE jusqu’à juillet avant de s’effondrer par la suite », souligne le MPB.
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