Les pluviomètres de la Drôme et de l’Ardèche, comme dans le pourtour méditerranéen restent secs. Ailleurs, plus au nord, les situations sont plus variables mais jusqu’à Lyon, Chambéry et l’Isère, il manque, en 2007, pas mal d’eau.
L’espoir d’un mois de décembre 2007 réparateur sur le plan pluviométrique ne s’est, hélas, pas réalisé. Plus grave, le sud entre dans un déficit pluviométrique que même le fameux et annuel phénomène cévenol ne corrige plus. Lanas, en Ardèche, n’enregistre que 3,6 millimètres de pluie en décembre 2007. Tout juste une averse là où il tombe, en général, 89 millimètres d’eau ! C’est 4 % de la pluviométrie moyenne ! Montélimar est un peu mieux considéré avec 18 % d’une moyenne qui totalise habituellement 52,3 millimètres de pluie. Ces deux stations sont en cruel déficit pluviométrique et terminent bien mal l’année 2007. Sur les douze stations observées, le manque d’eau en décembre s’établit à 23 % de la moyenne. Seules, les stations savoyardes dépassent la pluviométrie habituelle avec un excédent de 33 % pour Bourg-Saint-Maurice et 3 % pour Chambéry. Partout ailleurs, nous sommes en déficit. Parfois faible, comme à Saint Etienne (-2 %), parfois plus important comme à Lyon Saint-Exupéry (- 48 %) ou Mâcon (- 43 %).
Les nappes en mal de recharge
Cette faible pluviométrie du mois de décembre 2007 confirme une tendance qui affecte depuis le 1er septembre l’ensemble des douze stations observées. Cette période du 1er septembre au 31 décembre constitue pourtant le bilan hydrologique dont la vocation est de recharger les nappes phréatiques. Sur cette période, le déficit pluviométrique moyen sur les douze stations est de 44,2 % par rapport aux précipitations habituelles. Une nouvelle fois, l’Ardèche, la Drôme et même Lyon Saint-Exupéry dans le Rhône, accusent les plus forts déficits. Évidemment, chacun observe attentivement ces tendances. Nous n’aurons pas, en effet, chaque année, comme ce fut le cas en 2007, un été suffisamment pluvieux pour éviter aux agriculteurs de puiser leurs besoins en eau d’irrigation dans des réserves mal reconstituées durant l’hiver.
Un bilan pluviométrique 2007 encore déficitaire
Le mois de décembre clôture aussi le bilan agronomique qui mesure les précipitations depuis le 1er janvier 2007.
Trois phases caractérisent cette année : un début d’année sec, un été pluvieux et un automne sec. Au total, le déficit pluviométrique 2007 se situe, sur nos douze stations, à 6,35 %.
Ce déficit reste relativement faible sauf qu’il vient s’ajouter à un déficit pluviométrique de 2006 qui s’établissait déjà à 7,54 % par rapport à la moyenne.
Les précipitations exceptionnelles de l’été n’ont pas suffi à compenser un début et une fin d’année secs, voire très secs. La moitié des stations du nord de la région, sont en excédent, l’autre moitié en déficit. Surtout l’Ardèche, la Drôme, Lyon et Saint Geoirs dans l’Isère. Des secteurs qui seront placés sous haute surveillance dans les tout prochains mois pour juger du caractère exceptionnel ou durable de cette situation.
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