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Bien choisir sa mélangeuse
Ration complète
Jura agricole et rural
Publié le:  16 janvier 2008
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Les éleveurs se posent de plus en plus la question de l’achat d’une mélangeuse pour nourrir les animaux, en particulier du fait de l’augmentation de la taille des troupeaux, pour une meilleure organisation du travail, pour avoir des rations plus saines, performantes et régulières. Mais le choix ne doit pas se faire à la légère.

Il existe plusieurs types de mélangeuses distributrices. Les recycleuses ont l’avantage de la polyvalence. Elles offrent la possibilité de désiler et de pailler. En revanche, l’utilisation des balles de foin est délicate et elle a tendance à défibrer le maïs si le cycle de mélange est trop long.
Les mélangeuses à vis verticale ont une mécanique simple et fiable. Elles acceptent les fourrages grossiers en forte proportion. Mais, la fonction chargement est rarissime et le foisonnement du fourrage nécessite une grande caisse par rapport au volume théorique.
Les mélangeuses à vis horizontale peuvent se charger et sont moins agressives que les recycleuses pour les fourrages. Elles présentent plusieurs inconvénients : pas de paillage, plus agressives que les mélangeuses à pales, attention au temps de mélange et à l’ordre des aliments lors du remplissage de la machine.
Quant aux mélangeuses à pales, elles travaillent en soulevant le produit et offrent une meilleure homogénéité. Plusieurs inconvénients sont à noter : ne se chargent pas, ne paillent pas, mélangent plus lentement que les vis.
Pour chaque type de mélangeuse, il existe plusieurs contenances.
Critères à prendre en compte
Dans le choix de sa mélangeuse, l’éleveur doit prendre en compte plusieurs critères. Tout d’abord, le comportement avec les balles entières. Est-ce que la mélangeuse accepte les balles entières ? La question est à se poser surtout dans les rations comportant de l’enrubannage. Puis, l’encombrement de la machine. Elle doit circuler facilement dans le bâtiment sans man?uvre compliquée. Troisième critère à prendre en compte : la polyvalence de la machine. Une machine polyvalente (chargement, distribution, paillage) conviendra à un petit élevage. Un grand élevage rentabilisera mieux une machine spécialisée, nécessitant d’autres matériels. Puis, la propreté du front d’attaque. Cela dépend du type d’outil permettant le dessilage (griffe ou toupie). A noter que la toupie est quasi indispensable pour les silos d’herbe. Puis, le respect des fourrages et de la fibrosité de la ration dépend du type de mélangeuse, de la durée du cycle de mélange et de la maîtrise qu’en a l’utilisateur. Enfin, l’homogénéité du mélange dépend du type de mélangeuse, de l’ordre de remplissage des aliments, de la durée du cycle de mélange et de la maîtrise qu’en a l’utilisateur.
Volume
Quant au volume de la mélangeuse, il est à moduler en fonction de la taille du cheptel et des types de ration à distribuer. Avec des rations classiques, principalement à base d’ensilage d’herbe et de maïs, on compte 5 à 7 vaches laitières alimentées au mètre cube, sachant que plus la ration contient de fibres (foin et/ou paille), plus elle est volumineuse. On compte moins de vaches allaitantes par mètre cube du fait que les rations sont en général plus fibreuses.
Un autre élément essentiel du choix est lié aux coûts d’investissement et d’utilisation. Soit l’exploitation a un troupeau suffisamment important pour disposer seule d’une mélangeuse à un prix acceptable, soit les agriculteurs partent sur un usage collectif (co-propriété, Cuma).
Mais il ne faut pas oublier que chaque matériel a son mode d’emploi et qu’il faut bien le respecter pour une utilisation optimale. Suivant le système de la machine, une puissance de tracteur demandée est plus ou moins importante.




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