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Une désileuse cube |
La traite est le poste le plus contraignant en élevage laitier. Mais l’alimentation du troupeau est aussi une astreinte forte, représentant de 5 à 9 heures par UGB selon une étude de l’Institut de l’élevage.
Une activité qui représente près de 25 % du temps d’astreinte. Le type de matériel de désilage et de distribution des concentrés n’est pas le premier élément d’explication de l’écart que représente les 5 à 9 heures par UGB consacrées à l’alimentation, même si le volume des matériels de distribution doit être adapté à la taille du cheptel pour limiter le nombre de voyages entre le silo et les auges », expliquent les techniciens de l’Institut de l’élevage. Et d’ajouter : « les différences de temps d’alimentation sont avant tout expliquées par l’organisation des circuits d’alimentation et des bâtiments, les types de rations, le nombre de distribution. Ainsi, une auge couverte, plusieurs fourrages dans le même silo, les concentrés stockés à côté des fourrages, permettent de réduire le temps d’alimentation ».
Selon l’étude de l’institut, 60 % des éleveurs distribuent une fois par jour. « Cela n’exige pas de matériel sophistiqué et n’entraîne pas de baisse des performances techniques d’après les multiples observations faites par les éleveurs pratiquent ce système. Cependant, cela nécessite une auge couverte ». De ce constat, on retirera la conclusion suivante : « Le volume de la désileuse doit être adapté pour maximiser le gain de temps en ne faisant qu’un seul trajet entre le silo et l’auge par jour ».
Distribuer deux fois par semaine
Pour les éleveurs souhaitant distribuer une ration à dominante ensilage moins d’une fois par jour, il est nécessaire de prévoir un système qui ne détasse pas l’ensilage. En Pays de Loire, deux éleveurs ont piloté une stratégie de ce type, à titre expérimental. Mais cette orientation nécessite un équipement spécifique pour transporter des cubes d’ensilage non détassés. « Le Dessile cube est un matériel qui permet de découper des cubes d’ensilage du silo à la table d’alimentation. Ensuite, les animaux s’alimentent en libre-service, grâce à l’avancée progressive et automatique des cornadis de part et d’autre des cubes d’ensilage. Les cornadis sont installés sur des rails qui permettent cet avancement progressif (système Weeling) ».
Avec ce système, les concentrés doivent être distribués au Dac ou à des alimenteurs en salle de traite, car ils ne peuvent pas être mélangés sur la table d’alimentation. Selon les éleveurs qui ont piloté cette expérience, il faut moins de temps de distribution pour un coût similaire à une mélangeuse. « Le temps de distribution est fortement réduit, quarante minutes tous les quatre à cinq jours pour trente-cinq vaches laitières. Autre économie : celle du fioul du tracteur qui ne fonctionne que quatre à cinq jours pour l’alimentation ». Une économie conséquente en ces périodes de carburant cher, puisque les éleveurs passent de 12 litres par jour à 4 litres tous les quatre jours.
Il faut aussi se pencher sur l’investissement. Un ensemble Dessile cube et automatisation de l’avancée des cornadis représentent un coût similaire à celui d’une mélangeuse, environ 25 000 euros. Mais, à ce prix, il faut ajouter le coût des aménagements nécessaires pour accueillir un tel système, coût variable selon le bâtiment et l’existant.
Des marges de progrès peuvent donc être réalisées. Le temps d’astreinte ainsi réduit peut être utilisé par ailleurs, notamment dans la surveillance du troupeau. En période d’insémination, les éleveurs apprécieront de se dégager ainsi plus de temps.
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