Le Jura Agricole et Rural
Un appel à la mobilisation financière
Jura agricole et rural
Publié le:  24 janvier 2008
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424 en 1928, 260 en 1967, 130 en 1987, 50 aujourd’hui… Dire que l’évolution du nombre des coopératives laitières dans le Jura a suivi la même vague de restructuration et d’adaptation que l’ensemble des secteurs agricoles est presqu’un euphémisme.

C’est dans des mesures quasi similaires que les deux autres maillons qui composent les filières fromagères ont évolué.


Rétrospectivement, le dynamisme, la performance ou tout simplement l’existence actuelle de la production, de la transformation ou de l’affinage dans tel ou tel secteur géographique, tiennent aux choix stratégiques d’adaptation pris par des hommes et des femmes à un moment donné. Pressentir et anticiper l’adaptation nécessaire de l’agriculture et de l’agroalimentaire, c’est l’objet des réflexions menées régionalement, et à d’autres échelons,  par les FDCL.

Que la coopération demeure le leader de la transformation (actuellement 80%).

Que l’affinage et la mise en marché conservent un équilibre et une diversité concurrentielle ainsi qu’un ancrage régional de son pouvoir décisionnel. Ce sont deux défis stratégiques que nous devons relever.
La diversité de nos coopératives, qui est une force indéniable pour marquer nos spécificités et asseoir la notoriété de nos fromages AOC est fragilisée et nous devons urgemment construire un mécanisme collectif de capitalisation. En créant dans chacune de nos coopératives une ligne “risque filière”, nous pouvons créer un pouvoir financier d’intervention collectif, et devenir de façon regroupée des acteurs influents dans les bouleversements qui vont inévitablement s’opérer dans nos filières fromagères dans un avenir plus ou moins proche.

Notre volonté et notre capacité de mobilisation financière détermineront notre niveau d’influence. Les mois qui viennent devront donner lieu à débats sur le sujet. La réussite de la création de ce fonds nécessitera, dans un premier temps, une convergence de vue sur l’analyse de la situation des acteurs de nos filières pour ensuite pouvoir cristalliser l’énergie de l’ensemble des acteurs du monde agricole.

Un événement comme la fermeture de la sucrerie d’Aiserey nous rappelle, s’il en était besoin, que le pouvoir de décision appartient à ceux qui détiennent les capitaux. Dans notre secteur du lait, des fromages et de leurs produits dérivés, l’heure est venue de ne plus simplement constater et déplorer l’érosion de notre poids économique régional, mais de se donner les moyens financiers d’agir. C’est le thème que la FDCL a choisi d’aborder lors de sa prochaine assemblée générale prévue le 26 mars prochain.


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