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La formation sur les marchés à terme a eu lieu en 2007. Un groupe d'agriculteurs se met en place pour tenter l'expérience |
Bilan d'activité plutôt positif pour le GVA de Chemin Dole. 2008 s'annonce tout aussi riche en événements avec l'accueil du Festival national des groupes.
Le ton du président est résolument optimiste pour cette assemblée générale 2007. Le moral des adhérents du GVA de Chemin Dole est aussi bien meilleur. La remontée des cours des céréales y est certainement pour quelque chose. Mais la bonne surprise vient du maintien des moyens en animation. Didier Fontaine ne cachait pas ses craintes, l’année dernière à pareille époque, de vivre quelques coupes sombres dans le soutien aux groupes de développement. « Nous avons pu continuer notre travail sur le terrain, avec la mise en place de plusieurs essais, des journées techniques et trois formations sur le secteur, ce qui n’était pas arrivé depuis de nombreuses années». L’’engagement de la chambre d’agriculture est rassurant pour l’avenir des GVA et Roland Berthelier s’en réjouit ajoutant que « la mutualisation entre les GVA et les pôles de compétences comme celui de Foucherans, ont permis de garder des moyens d’animation ».
L’avenir pourrait vite s’assombrir pour les producteurs de céréales et le président Didier Fontaine ne manque pas de rappeler la hausse des charges (fuel, engrais), les retombées du Grenelle de l’environnement avec une diminution des intrants et le bilan de santé de la Pac avec une baisse annoncée des compensations. « De nouvelles contraintes auxquelles nous devrons nous adapter comme nous le faisons depuis 20 ans. »
Échanges d’expériences
Les 26, 27 et 28 novembre 2008, le Jura accueillera le Festival des groupes. Un temps fort pour les groupes de développement et un lieu qui permettra d'échanger des expériences. Les premières journées seront consacrées aux visites. Le GVA de Chemin-Dole mettra l’accent sur le volet communication et la diversification, et devrait recevoir une cinquantaine de congressistes qui, l’espère le président, pourront tous être logés chez des agriculteurs. « Sachons faire preuve d’hospitalité et accueillir nos collègues chez nous ! »
Le GVA réfléchit depuis un an à un projet de communication qui a déjà reçu le soutien du Crédit agricole et de la Capma-Capmi. L’idée est d’expliquer et valoriser le métier d’agriculteur auprès des habitants du secteur de Dole et Chemin par diverses actions (événements, articles de journaux, etc.). En 2007, le GVA a présenté à Ruralissimo, une rétrospective sur l’agriculture et les différentes cultures du Finage. Des
adhérents se sont relayés sur le stand de la chambre d’agriculture à Innovia pour parler de la qualité de l’eau. Ils ont également répondu à l’invitation de l’association familiale laïque de Saint-Aubin pour expliquer l’agriculture d’aujourd’hui et répondre aux questions. « Un débat intéressant qu’il faut poursuivre », souligne Didier Fontaine.
L’assemblée générale a été suivie d’une intervention sur les énergies renouvelables avec Virginie Warzyniak, chargée de mission Trame et Philippe Prost, technicien chambre d’agriculture et FDCuma.
Renouvellement : Patrick Mougeot, Jean-Noël Garnier, François Cartaux, et Matthieu Mouillebouche sont élus ou réélus. Bernard Tissier et Pascal Gatefossey laissent leur place au conseil d’administration.
Énergies renouvelables : quelles perspectives pour les agriculteurs ?
Partant des émissions de gaz à effet de serres dont 13% sont liées à l’activité agricole, Virginie Warzyniak explique les mécanismes qui ont été mis en place pour limiter ces augmentations comme le Crédit carbone.
Le système au niveau européen permet à une entreprise du secteur industriel ou de l’énergie de plus de 20 Mégawatt d’obtenir des quotas, un quota donnant le droit d’émettre une tonne de CO2. Une bourse s’est mise en place avec la possibilité de vendre ou d’acheter des quotas (22 euros la tonne début 2008). L’agriculture n’est pas encore concernée par le Crédit carbone à moins de présenter de gros projets de chaudière à bois (ou paille) et de méthanisation. « À plus long terme, on devrait prendre en compte le potentiel de séquestration du CO2 par la forêt et le changement de mise en valeur des sols agricoles », indique l’ingénieur Trame qui présentera ensuite deux expériences de production de biomasse à partir de cultures pérennes utilisées notamment pour la production de plaquettes : les taillis très à courte rotation (TTCR) et le miscanthus.
Les TTCR à base de peupliers, saules, robiniers, récoltés tous les trois ans, sont à réserver aux sols humides et ont un fort pouvoir épuratoire, ce qui permet de les utiliser en synergie avec une station d’épuration. Ils peuvent servir de brise-vent. Le miscanthus ou roseau de Chine (récolte annuelle) est plus facile à récolter et à stocker et fait l’objet de recherche pour les biocarburants de deuxième génération.
Les deux cultures nécessitent un investissement au niveau de la plantation (coût annuel pour l’implantation de TTCR autour de 300 euros par tonne et par hectare sur la base d’un rendement de 12 tonnes de MS pendant 10 ans).
Les autres charges : du désherbage les deux premières années, ainsi qu’un matériel de récolte et de séchage spécifique pour les TTCR. Ces plantations sont également utiles pour la faune sauvage, ce qui a éveillé l’intérêt de la Fédération des chasseurs. Il existe des contrats en intégration pour la
culture de miscanthus et la société Solvay chercherait à développer des taillis à courte rotation, signalent certains agriculteurs.
Philippe Prost présentera à son tour une étude de faisabilité réalisée chez un adhérent du GVA pour l’implantation de panneaux photovoltaïques et l’alimentation électrique du système d’irrigation. « Ce type de projet est coûteux et réalisable à plusieurs dans la mesure où le parcellaire le permet », signale le technicien. Les moyens d’économiser du carburant et de l’énergie sont nombreux. Ils passent aussi par des projets mutualisés et un réaménagement foncier, les agriculteurs du GVA en sont conscients.
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