Le Jura Agricole et Rural
L'Inra et ses partenaires à la recherche de vaccins
Fièvre catarrhale ovine
Jura agricole et rural
Publié le:  31 janvier 2008
Page 5 

L’Inra travaille sur des projets de recherches sur la vaccinologie visant à mieux connaître la réaction immunitaire des ovins contre le virus de la FCO, en collaboration avec le Cirad, l’Afssa et les écoles nationales vétérinaires de Maison Alfort et Toulouse.

Ces projets ont pour finalité d’aboutir à des stratégies vaccinales à partir de vaccins recombinants et/ou de vecteurs viraux. Deux projets de recherche sont soutenus actuellement  en commun : le développement de vaccins poxviraux (capripox-leporipox) recombinants pour vacciner les ruminants contre tout sérotype du virus de la fièvre catarrhale du mouton, et l’immunologie de la bluetongue : les interactions entre cellules dendritiques et vecteurs poxvirus recombinants, pour une application à la vaccination contre la bluetongue.
L’Inra coordonne aussi avec l’Inserm des projets d’observatoire du vivant en Méditerranée qui intègre cette maladie ainsi que les grippes aviaires (ANR - Bioscope), en partenariat avec le Cirad, l’Afssa et l’Institut Pasteur.
Ces projets visent à développer des méthodes d’observation et de surveillance des maladies émergentes.

Une maladie émergente dans le nord

La bluetongue, une maladie infectieuse animale du sud en émergence dans le nord de l’Europe. Cette maladie cosmopolite des régions tropicales et sub-tropicales est présente depuis des années dans le pourtour méditerranéen. Elle progresse rapidement au nord de la Méditerranée en liaison avec l’apparition de conditions favorables à la survie et la multiplication des vecteurs (changement climatique global).
La description récente de plusieurs foyers en Allemagne, en Belgique, en Hollande et en France, marque une nouvelle extension géographique de la bluetongue.

Curieusement, les nouveaux foyers d’Europe du nord ne sont pas dus aux souches du virus connues en Europe du sud, mais au sérotype 8, précédemment observé en Afrique sub-saharienne, sur le sous-continent indien et en Amérique latine.
Les circonstances de l’introduction de ce sérotype en Europe restent pour l’instant une énigme, d’autant que le moucheron habituellement vecteur de la maladie dans les régions méditerranéennes est absent des zones infectées des Pays-Bas, d’Allemagne, de Belgique et du nord de la France.

Cette nouvelle situation augmente le risque d’une installation durable de la bluetongue dans ces régions. Les  présences de ce réservoir et des insectes vecteurs sont les composantes épidémiologiques qui rendent difficile la lutte contre cette maladie, et incite au développement de nouvelles stratégies vaccinales. Cet événement illustre le défi que posent les maladies infectieuses émergentes animales à la recherche, aux systèmes de surveillance, et aux gestionnaires de la santé.

Les collaborations engagées sont exemplaires et doivent être intensifiées sur la fièvre catarrhale du mouton mais aussi sur d’autres maladies infectieuses animales notamment émergentes et zoonotiques (grippe aviaire par exemple) dans des disciplines aussi diverses que l’immunologie, la microbiologie, l’épidémiologie, l’écologie et les sciences économiques, touchant à la fois la recherche, la formation par la recherche, et l’activité de laboratoire de référence.


Newsletter GRATUITE
Sondage

Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?

  • Oui
  • Non
  • Ne sais pas

  • (C) Le Jura agricole et rural
    Partagez vos idées, écrivez-nous
    Webmaster