Comme chaque année, le Cetiom, en collaboration avec les organismes du terrain, a testé en 2007 les nouvelles variétés proposées par les semenciers. Dans la continuité d’une reconversion quasi-totale pour la sole régionale, nous vous présentons ici les résultats obtenus sur les seules variétés oléiques.
Le passage à l’oléique ne modifie en rien les exigences de choix d’une variété, si ce n’est d’y ajouter la recherche d’une teneur en acide oléique répondant aux exigences de marché. Sur ce point particulier, l’ensemble des variétés testées montre des teneurs tout à fait satisfaisantes, bien au-delà de 80 % qui peut être considéré comme un seuil minimal. Mais, pour que la teneur variétale s’exprime, rappelons qu’il faut éviter toute contamination par du pollen de tournesol classique. D’où l’intérêt d’une reconversion locale la plus totale possible pour éliminer toute cohabitation risquée… sans oublier de porter une attention toute particulière aux repousses dans les parcelles qui ont eu du tournesol par le passé.
Phomopsis et sclerotinia
Concernant les critères habituels, le tableau des comportements aux maladies montre que l’on peut aussi répondre aux attentes minimales au regard des risques régionaux, concernant le phomopsis et le sclerotinia. Des symptômes de phomopsis sur feuilles et tiges sont apparus cette année ce qui montre que l’inoculum n’a pas disparu, qu’il peut encore sévir et que le choix variétal est primordial. Les pluies incessantes en début juillet au moment de la floraison ont favorisé le développement du sclerotinia du capitule. En absence de solution chimique, le critère variété est l’unique alternative pour limiter les dégâts.
Il convient également de choisir une précocité adaptée aux différents secteurs géographiques régionaux. Les conditions estivales 2007 ont souvent entraîné le maintien tardif de la végétation avec des récoltes qui se sont réalisées jusque fin octobre dans certains secteurs (à mettre en relation avec des dates de semis tardives ou bien des re-semis). On peut considérer que l’offre oléique actuelle, bien que ne proposant pas de variétés très précoces, permet un choix de variétés dans lequel on peut puiser celles adaptées aux différentes situations régionales.
Vous pouvez aussi vous connectez sur le site cetiom.fr et retrouver dans l’espace technique, le module oléov@r pour vous renseigner plus largement sur les résultats des variétés classiques ainsi que sur les performances de l’ensemble des variétés testées les années passées.
Série oléique précoce
Témoins :
Aurasol : Variété de référence historique, parmi les plus précoces de l’offre variétale actuelle. Rendement en retrait par rapport à la moyenne. Bon comportement aux maladies, teneur en huile moyenne, le plus faible rendement huile de la série. Teneur en acide oléique : 86.5 %.
LG 5450HO : Bon comportement aux maladies, très peu sensible au phomopsis et peu sensible au sclerotinia du capitule. Variété à grosses graines, teneur en huile moyenne avec un bon niveau de rendement (2e de la série). Variété la plus précoce de l’offre oléique actuelle, elle confirme cette année son bon niveau de productivité. Teneur en acide oléique : 86.8 %.
Pacific : Variété mi-précoce. Elle est présente dans les deux séries précoce et mi-précoce. Dans cette série précoce, rendement et teneur en huile inférieure à la moyenne. Peu sensible au phomopsis, assez sensible au sclerotinia du capitule et peu sensible au sclerotinia du collet. Riche en acide oléique : 88.3 %.
Nouveauté :
Extrasol : Variété inscrite en 2006 fin du groupe précoce. Classée peu sensible au phomopsis, sensible au sclerotinia du collet et assez sensible à peu sensible à confirmer au sclerotinia du capitule. Moyennement riche en huile, elle finit en tête de la série sur le critère rendement huile grâce à un très bon niveau de rendement. Teneur en acide oléique : 83.4 %.
Variété issue du catalogue européen :
PR64H45 : Variété communautaire inscrite en Italie en 2005. Elle est peu sensible au phomopsis et assez sensible au sclerotinia du collet et assez sensible à peu sensible (à confirmer) au sclerotinia du capitule. Teneur en huile élevée, elle se situe dans la moyenne pour le rendement grain. Riche en acide oléique : 88.7 %.
Série oléique demi-précoce
Témoins :
NK Ferti : Inscrite en 2005. Très peu sensible au phomopsis, assez sensible au sclerotinia du capitule et du collet, très bon niveau de rendement confirmé cette année. Bonne teneur en huile, le meilleur rendement huile de la série, teneur en acide oléique : 85.6 %.
Pacific : Peu sensible au phomopsis, assez sensible au sclerotinia du capitule et peu sensible au sclerotinia du collet, avec une teneur en huile moyenne, rendements graines et huile légèrement inférieurs à la moyenne. Riche en acide oléique : 87.7 %.
Nouveautés :
Iolline : Peu sensible à très peu sensible (à confirmer) au phomopsis. Assez sensible au sclerotinia du capitule et sensible au sclerotinia du collet. Teneur en huile élevée mais, productivité graine la plus faible de la série, rendement en huile inférieur à la moyenne. Teneur en acide oléique : 82.7 %.
Variété issue du catalogue européen :
PR64H24 : Variété communautaire inscrite en Italie en 2004, haute. Peu sensible au phomopsis et sclerotinia du capitule, assez sensible au sclerotinia du collet. Petite graine avec une teneur en huile la plus élevée de la série mais avec un rendement graine inférieur à la moyenne. En conséquence, son rendement huile reste lui aussi légèrement inférieur à la moyenne. Riche en acide oléique : 86.3 %.
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