Le Jura Agricole et Rural
Le bien-être du troupeau retrouvé
Gaec Saint-Pierre (Ain)
Jura agricole et rural
Publié le:  31 janvier 2008
Page 12 

Didier Piroux et les deux éleveurs Philippe Perdrix et Régis Poncin qui inspectent les tôles ajourées. « Nous avons installé 37 cheminées dans le toit au-dessus des animaux afin de laisser s’échapper les émanations des bêtes. Le brouillard s’est dissipé, l’ambiance est plus saine, l’humidité qui suintait partout a disparu »

Philippe Perdrix et Régis Poncin exploitent depuis dix ans le Gaec Saint-Pierre à Marboz (Ain).

Celui-ci comprend un troupeau de 70 vaches laitières, 70 génisses, 24 vaches allaitantes et une vingtaine de broutards. « Nous avons contacté Didier Piroux du GDS 01 (groupement de défense Sanitaire), sur le conseil de notre contrôleur laitier. En effet, il sentait une odeur piquante dans la stabulation. Nous-même nous trouvions qu’il faisait très chaud, d’ailleurs les vaches transpiraient, ce qui nous conduisait quelquefois à ouvrir les portes pour aérer en créant un courant d’air » se souvient Régis Poncin.

Humidité et courant d’air

Avant de procéder à tout diagnostic, Didier Piroux explique qu’il a d’abord fait le tour du bâtiment, observer le comportement des animaux, leur propreté et leur pelage. « J’ai constaté que les vaches ne colonisaient pas tout l’espace de l’aire paillée. J’ai ensuite procédé grâce aux fumigènes à une visualisation des mouvements d’air » décrit le technicien du GDS, « cela nous a permis de constater que l’air chaud montait pour se condenser et retomber en une sorte de brouillard. Dans le même temps, nous avons découvert des courants d’air qui se formaient entre le mur et le toit. Conclusion, les animaux recevaient sur le dos trempé d’humidité un courant d’air froid. Celui-ci était particulièrement sensible à l’endroit de l’aire paillée délaissé par le troupeau. »

Compte tenu de ces divers constats, Didier Piroux a établi un diagnostic, avec un projet global mettant en avant trois priorités : créer des sorties d’air, limiter les courants d’air et enfin ménager des entrées d’air.

Des aménagements raisonnables

« Suivant les recommandations tout à fait réalisables du représentant du GDS, nous avons installé 37 cheminées dans le toit au-dessus des animaux afin de laisser s’échapper les émanations des bêtes. Pour couper les courants d’air, nous avons bouché les interstices sous le toit. Et, enfin pour ménager des entrées, nous avons remplacé un pan de mur à l’Ouest par de la tôle ajourée » récapitule Philippe Perdrix.
Après ces interventions finalement assez limitées, les deux éleveurs ont constaté une amélioration très sensible de l’atmosphère. « Aujourd’hui, l’aire paillée présente une meilleure tenue avec une occupation harmonieuse. Les vaches ont le poil sec et se grattent moins » s’accordent à dire les deux éleveurs.
« Le GDS est au service des exploitants » précise Didier Piroux, « ce sont eux les décideurs. Notre seule ambition est de conseiller pour l’amélioration du bien-être du troupeau, ce qui aura une influence positive sur son état sanitaire et sa production. »


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