Le nettoyage et la désinfection de son étable, nurserie ou autre bâtiment d’élevage est un très bon moyen de prévention et de lutte contre les maladies (diarrhées de veaux, coccidiose…).
Cependant, dans les élevages bovins, ovins et caprins, le décapage et la désinfection sont souvent associés à une obligation, suite à un problème sanitaire (brucellose, tuberculose…)
Le décapage, une étape indispensable…
Avant de réaliser une désinfection, un nettoyage et un décapage du bâtiment sont nécessaires. Les surfaces bétonnées sont plus faciles à nettoyer que la terre battue par exemple. Leur désinfection, à la chaux vive ou à la soude caustique, est plus difficile à cause de leur porosité.
Plus la surface est lisse, moins la matière organique reste fixée au sol ou sur les murs. Le rainurage des bétons, s’il est bien fait, n’empêche pas un bon décapage. Les recoins formés par un abreuvoir, une barrière, un appareil, une planche… doivent être bannis car c’est autant d’endroits difficiles à nettoyer, lieux de multiplications des pathogènes.
De même, une peinture, un crépi ou un carrelage sur les murs rendent le décapage plus rapide et plus efficace.
Des bâtiments lumineux et aérés sont favorables à un travail de qualité : évacuation des brouillards, de la poussière… « Ce n’est pas facile de travailler lorsque l’on n’arrive pas à respirer et que l’on n’y voit rien. Le décapage et la désinfection qui forment un nuage de vapeur d’eau et de poussière, rendent l’atmosphère suffisamment étouffante » explique Morgan Nicoud, technicien du GDS.
Arrivée et évacuation d’eau…
Une arrivée d’eau en bon état, délivrant un débit d’eau relativement important doit être facilement accessible. Les appareils utilisés pour décaper puis pour désinfecter (nettoyeur haute pression, pulvérisateur…) sont consommateurs en eau. « Un tuyau assez long, chercher des raccords, colmater les fuites, un manque de débit…, retardent considérablement le chantier ».
Il faut également penser à l’évacuation des eaux : installer des évacuations suffisamment larges, protégées par des grilles pour éviter l’encrassement des tuyaux et permettre une évacuation rapide. Si l’eau souillée stagne après le nettoyage, on perd encore du temps pour évacuer le bouchon formé. Pensez à utiliser les pentes et les caniveaux pour l’élimination de l’eau.
L’eau et l’électricité ne font pas bon ménage…
L’installation électrique est une source de danger dès lors que l’on est en atmosphère humide. Les prises doivent être installées en hauteur, et être protégées par des caches pour les protéger des ruissellements. « J’effectue toujours un tour minutieux du bâtiment avant de commencer le chantier pour éviter de découvrir des prises ‘‘cachées’’ une fois les pieds dans l’eau ». Les prises doivent absolument être reliées à la terre, ce qui n’est pas toujours le cas sur des installations anciennes. La meilleure des solutions pour éviter tout risque d’accident est d’installer les prises dans des boîtiers de protection étanche. Les fils doivent être isolés dans des gaines ou des goulottes.
Le recours à un électricien professionnel semble indispensable pour assurer une parfaite sécurisation du système électrique.
Les petits trucs pour une désinfection régulière…
Souvent, la désinfection d’un bâtiment est une solution curative à un problème sanitaire, qui a souvent déjà eu de lourdes conséquences sur l’élevage. Un nettoyage et une désinfection régulière sont utiles pour éviter les problèmes.
Un pédiluve pour homme peut être positionné à l’entrée des bâtiments pour éviter les contaminations extérieures.
Un nettoyeur haute pression facile d’usage, peut être employé régulièrement pour décaper les murs : ce travail évite l’accumulation de matière organique, et facilitera les prochaines désinfections.
Disposer d’un simple pulvérisateur à dos et de produits adéquats pour la désinfection est un plus indéniable pour la lutte contre les pathogènes.
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