Etre en bonne santé, c’est le premier besoin de l’animal. Et la réussite de l’élevage en dépend ! Or, deux situations présentent des risques importants d’apparition de maladies : les courants d’air et les microbes.
De la même manière que le système respiratoire permet à l’air d’assurer le renouvellement en oxygène des cellules, le bâtiment, grâce aux entrées et sorties d’air, permet le renouvellement de l’air pour évacuer microbes et gaz produits par les litières. C’est ainsi que l’on offre aux animaux de bonnes conditions de vie… Encore faut-il connaître les besoins réels des animaux qui varient en fonction de l’âge, connaître le fonctionnement de son bâtiment et savoir évaluer la ventilation du bâtiment.
Les besoins des animaux
Les besoins des animaux sont à considérer en fonction de leur âge. Dans un même bâtiment cohabitent souvent des animaux d’âges et donc de besoins différents. Il est possible de gérer ces situations en créant des microclimats dans des zones spécifiques comme la nurserie. (voir schéma ci-contre).
De trois semaines jusqu’au sevrage, les besoins des jeunes évoluent progressivement pour se rapprocher de ceux des chevrettes.
Les chèvres n’apprécient pas les courants d’air, l’humidité et sont moins résistantes à la chaleur qu’au froid. En résumé, mieux vaut un froid sec sans courant d’air que de la chaleur avec un courant d’air humide.
Evaluer la ventilation du bâtiment
Le bâtiment n’est pas un microbe. Il ne crée donc pas la maladie. Mais, si la ventilation n’est pas efficace, les conditions d’environnement de l’animal offertes par le bâtiment démultiplieront les effets des microbes et aggraveront les maladies pulmonaires, les diarrhées…
Pour savoir comment fonctionne le bâtiment et repérer les courants d’air, il faut observer les mouvements d’air générés par les ouvertures existantes à partir d’une petite expérience simple à conduire et qui permet de faire un auto-diagnostic intéressant (voir encadré).
Il est également important de relever des températures du bâtiment pour juger de l’efficacité de la ventilation. (Tableau dans notre édition papier).
Lorsque l’observation des températures semble révéler une anomalie, il convient de compléter l’analyse par l’examen de signes d’humidité (traces de condensation (noires, moisies) sur les murs et charpentes, traces de rouilles sur les éléments métalliques…).
Si l’examen des indicateurs précédents met en évidence des problèmes de ventilation, il s’agit ensuite de regarder les ouvertures. Un long-pan sans aucune ouverture, une toiture sans cheminée, ni faîtière, ni écailles, des pignons étanches, des brise-vent encrassés, un bâtiment très haut et très large, un bâtiment à faible volume, sont des situations qui ne favorisent pas la ventilation et doivent donc alerter.
Avant toute modification, il est tout de même nécessaire de consulter votre technicien pour effectuer un diagnostic complet.
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