Les premiers réchauffements de fin janvier sont mis à profit pour réaliser les premiers apports d’azote sur les colzas. Comme chaque année on observe une grande diversité de développement d’une parcelle à l’autre.
Compte tenu du prix de l’azote, ajuster la dose à la parcelle fédère intérêt économique, bonnes pratiques et recherche d’une bonne teneur en huile. Pour fertiliser au plus juste, retrouver la réglette en ligne sur le site Cetiom : wwwcetiom.fr
Des développements variables
La sécheresse de septembre et les températures fraîches de l’automne n’ont pas été particulièrement favorables au développement automnal des plantes. Cependant l’hiver a été ensuite plutôt clément, permettant même dans certains cas une poursuite de la pousse. Il en résulte à ce jour des développements végétatifs très variables d’une parcelle à l’autre, notamment en fonction de la qualité de levée en relation directe avec la période de semis. Si les parcelles compromises par un développement particulièrement faible des plantes sont rares, les forts développements végétatifs sont aussi peu représentés dans ce contexte. Une grande partie des cultures se situe ainsi cette année dans une fourchette de 500 grammes à 1,5 kg de matière verte aérienne par mètre carré fin janvier.
Ajuster la dose au développement végétatif
Entre 500 grammes et 1,5 kg par m2 de matière sèche, c’est 65 unités par hectare d’écart d’azote déjà engrangé pour contribuer à la satisfaction des besoins. Au prix où est l’unité d’azote il y a donc tout intérêt à évaluer au plus juste cet azote déjà absorbé. La méthode de la pesée est la plus fiable et finalement assez simple puisqu’il suffit de couper au collet et peser de deux à quatre placettes de colza (juste avant le premier apport) et de reporter ce poids au niveau de la réglette azote colza Cetiom pour en tenir compte au niveau de la dose à apporter en fonction du rendement que l’on estime atteignable.
Du point de vue du rendement, sur une culture normalement implantée, conduite et protégée quand c’est nécessaire, il faut se fixer un potentiel en tenant compte de l’historique, sans être trop optimiste… en général on l’est plus sur les gros colzas, mais sans être non plus trop pessimiste… dans le contexte de l’année, avec des développements végétatifs plutôt modérés, cela suppose, à potentiel équivalent des apports plutôt majorés par rapport aux deux dernières campagnes pour lesquelles les développements végétatifs automnaux étaient souvent plus importants.
Fractionner en fonction de la dose
La règle est de fractionner la dose à apporter quand celle-ci atteint ou dépasse les quatre-vingts unités, ce qui sera la situation la plus fréquemment rencontrée cette campagne. Le premier apport de 50 à 80 unités est à apporter pour accompagner la reprise. Le solde peut être apporté en une ou deux fois espacée de trois semaines et en tenant compte de la météo, selon la dose totale et les modalités d’apport du soufre. On peut rappeler que d’une manière générale il est recommandé d’apporter une fumure soufrée sur colza sous forme sulfates et non soufre en pulvérisation foliaire, qui contribue peu à la satisfaction des besoins, de l’ordre de 75 unités par ha.
Deux pesées et trois clics… la dose juste !
Le site www.cetiom.fr propose une version électronique de la réglette azote colza, qui permet en quelques clics de connaître la dose d’azote à apporter au printemps.
La dose est calculée à partir de quelques paramètres saisis par l’utilisateur : région, type de sol, objectif de rendement, apport ou non de matière organique, et poids frais du colza à l’entrée et en sortie d’hiver.
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