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L'auditoire rassemblait de nombreuses tranches d'âge car l'installation en apiculture arrive souvent en deuxième expérience professionnelle |
Partenaire de l'agriculture, l'apiculture reste une filière discrète bien qu'indispensable. Mais elle connaît de profondes évolutions sous la pression de plusieurs facteurs. Résultat : on manque d'apiculteurs. Les apiculteurs de la région Rhône-Alpes, viennent d'organiser une journée de sensibilisation au lycée de la Côte-Saint-André. Le marché existe, il peut accueillir de nouveaux installés.
Bien sûr, cette filière connaît des aléas comme bien d’autres secteurs agricoles mais elle propose également de belles opportunités. C’est pour le dire haut et fort que l’association pour le développement de l’apiculture en Rhône-Alpes (Adara) a organisé une journée spécialisée sur l’installation en apiculture, au lycée agricole de la Côte-Saint-André.
Selon plusieurs études menées récemment, la filière se professionnalise. Jusqu’au début des années 2000, le poids des apiculteurs amateurs était important. Mais ceux-ci vieillissent et les
nouveaux pratiquants sont en nombre insuffisant. Plusieurs saisons ont également été rudes pour conserver un cheptel en bon état. La succession de sécheresses, de maladies, des intoxications phytosanitaires ont mis à rude épreuve l'état de santé des abeilles et les nerfs de leurs propriétaires. Les amateurs se sont retirés progressivement d'une activité qui devient de fait, beaucoup plus technique et dévoreuse de temps pour l'apiculteur professionnel. Même si les chiffres ne sont pas faciles à collecter, il semblerait que la production qui atteignait 35 000 tonnes au niveau national en 1994, soit passée à 25 000 tonnes en 2004 et pourrait être en dessous de 20 000 tonnes en 2007. La consommation nationale reste cependant autour de 40 000 tonnes. Conséquence logique, les importations ont été multipliées par trois en quinze ans. Mais le consommateur n’est pas dupe. «La mention du pays d’origine a été favorable à un assainissement du marché et des pratiques», commente Laurent Joyet, technicien chargé de la filière au sein de la chambre régionale d’agriculture.
Le miel de Chine ne connaît plus les faveurs des gourmets, trop de suspicions sur les pratiques de fabrication ont été évoquées. Et le miel est un produit non indispensable, un achat plaisir. Alors le client reste attentif à l’origine et apprécie la provenance française, même si elle est plus chère. Le marché continue donc à être approvisionné pour pratiquement la moitié de son volume, par la vente directe du producteur ou par des circuits courts, une particularité qui ne se retrouve dans aucune autre filière.
Mais la pyramide des âges joue contre la filière. Pendant une quinzaine d’années, les installations apicoles ont été faibles. Le remplacement de ceux qui partent à la retraite n’est pas assuré alors que l’abeille reste indispensable tant aux productions agricoles qu’à la pollinisation des espaces naturels. Les opportunités d'installation sont bien réelles.
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