Le Jura Agricole et Rural
Entre rupture et engagement
FDSEA du Jura
Jura agricole et rural
Publié le:  18 février 2008
Page 3 

«Il s’agit d’assurer un avenir et un budget à la seule véritable politique européenne…», avertit Frédéric Perrot

Les élections de 2007 ont conforté la FDSEA dans sa position. Mais dans un contexte politique et économique qui évolue très rapidement, l’action syndicale doit aussi s’adapter et, pour remplir sa mission au quotidien, s’appuyer sur un réseau structuré, fort et dynamique… Le président Frédéric Perrot a fait passer le message au cours de l’assemblée générale de la FDSEA qui s’est tenue à Crançot…

L’engagement syndical a été au centre de bien des débats lors de la dernière assemblée générale de la FDSEA du Jura qui avait réuni un bon parterre en salle des fêtes de Crançot. Un thème qui a été décliné au travers de débats enrichis par de nombreux témoignages d’adhérents qui, chacun à leur manière, ont choisi de s’engager dans la lutte syndicale. Des débats et des témoignages sur lesquels nous reviendrons dans notre prochaine édition…

Mais, traditionnellement, l’assemblée générale a offert à Frédéric Perrot, le président de la FDSEA, l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée. Il a qualifié 2007, d’ « année de rupture ». Une rupture provoquée par les diverses élections. D’abord celles des chambres d’agriculture qui ont vu la FNSEA asseoir sa position majoritaire. Dans le Jura, la FDSEA et les JA ont élaboré un programme qui a reçu l’adhésion de la grande majorité des agriculteurs jurassiens. Un programme qui se met en place au sein de la chambre d’agriculture… Rupture également avec les élections présidentielles et législatives qui apportent une manière plus moderne et dynamique de gouverner.

Sauver la Pac
Au niveau européen, le bilan de santé de la Pac à mi-parcours est prévu pour le second semestre 2008. Mais ce bilan pourrait bien se transformer en une véritable réforme de fond : « Il s’agit de préserver une politique agricole communautaire après 2013, avertit Frédéric Perrot, mais prenons garde que les engagements de l’Union soient déjà bien respectés jusqu’en 2013 ! L’enjeu est clair : il s’agit de maintenir et de légitimer des soutiens avant et après 2013. Je ne rentrerai pas dans le détail des
différentes orientations, mais il s’agit bel et bien d’assurer un avenir et un budget à la seule véritable politique européenne… »

Le président ne peut pas passer sous silence l’application de la conditionnalité des aides, félicitant au passage les agriculteurs pour leur adaptation : « Quelle profession aurait pu assimiler autant de réglementations contraignantes en si peu de temps ? Le bilan des contrôles en atteste : les agriculteurs ont un comportement sérieux et professionnel, quoi qu’en disent certaines organisations qui nous prennent régulièrement pour cible. Toutefois, il me semble que nos facultés d’adaptation ont des limites : avec la vitesse du vent, la luminosité et le degré d’humidité des bâtiments ou la longueur de la corde pour attacher les veaux, je considère que le ridicule est atteint mais surtout, que l’on franchit le seuil de
l’inacceptable ! Je refuse la menace d’un contrôleur qui pourrait venir évaluer ma manière de travailler selon des éléments subjectifs. Malgré des actions de protestation, les textes n’ont toujours pas évolué mais nous n’en resterons pas là… »

Un engagement quotidien
Après un tour d’horizon des différents dossiers qui ont marqué l’année syndicale 2007, et avant de donner la parole à la salle pour les différents témoignages, le président a insisté sur la nécessité de conserver un réseau syndical structuré, fort et dynamique : « Le contexte politique et économique a changé rapidement et il est de plus en plus difficile de revendiquer et d’obtenir pour vous. Pourtant, avec les JA nous nous battons chaque jour pour faire avancer l’agriculture. À titre d’exemple, le remboursement de la TIPP 2007 est le résultat de huit mois de travail et de négociation avec les Pouvoirs publics. Cet exemple n’est qu’une illustration de notre quotidien, pourtant nous nous devons de
poursuivre notre action et de défendre une agriculture moderne, riche de ses hommes… »
À suivre.


Newsletter GRATUITE
Sondage

Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?

  • Oui
  • Non
  • Ne sais pas

  • (C) Le Jura agricole et rural
    Partagez vos idées, écrivez-nous
    Webmaster