Le Jura Agricole et Rural
FCO : un plan de vaccination
Jura agricole et rural
Publié le:  20 février 2008
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Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, annonce un plan de vaccination contre la fièvre catarrhale ovine en France et prend des mesures de soutien économique supplémentaires.

Le plan permettra de vacciner l’ensemble du cheptel français bovin, ovin et caprin d’ici la fin de l’année 2008 contre le sérotype 8. La vaccination commencera en avril et en priorité dans les 16 départements touchés par la FCO depuis 2006.

Pour le reste du territoire, la vaccination commencera en mai et les priorités seront les petits ruminants d’une part les bovins en âge de reproduction d’autre part. Le cas des animaux exportés vers l’Italie sera aussi pris en compte dans le plan de vaccination ainsi que celui des animaux en transhumance.

Entre avril et août, plus de 40 millions de doses seront disponibles qui permettront de vacciner 15 millions de bovins et plus de 10 millions de petits ruminants.
L’Etat apportera un soutien de 10 millions d’euros pour l’achat des vaccins, le reste du financement étant apporté par la Commission européenne. Pour l’acte de vaccination, la Commission prendra en charge 50 % de la campagne.

L’Etat assurera le paiement direct des aides européennes aux vétérinaires. La vaccination sera facultative. De son côté, la FNGDS doute, comme l’ensemble des organisations professionnelles, de la capacité pratique de réalisation de cette campagne par les seuls vétérinaires. Les GDS considèrent qu’à partir du moment où la vaccination s’inscrit, de l’aveu même des pouvoirs publics, dans le cadre « des relations habituelles qui existent entre les vétérinaires et leurs clients », les dispositions du code rural rendent licite le principe de la vaccination par l’éleveur de ses propres animaux.

Les GDS de France souhaitent engager avec l’ensemble des organisations d’élevage une réflexion ouverte aux vétérinaires, nombreux sur le terrain à partager l’inquiétude des GDS sur la réalisation de cette campagne de vaccination. Cette réflexion sera conduite dans les prochains jours avec la seule volonté de lutter efficacement contre une maladie dont les éleveurs français sont, depuis maintenant plus de dix-huit mois, les seuls à subir les conséquences économiques, commerciales et sanitaires.


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