Les Italiens ne veulent importer à compter du 3 mars que des animaux vaccinés contre la fièvre catarrhale. Le ministre de l’Agriculture conteste cette exigence et annonce la possibilité d’utiliser un premier lot de vaccin dès la semaine prochaine.
Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche a rencontré ce mardi 19 février 2008 Gianpaolo Patta, secrétaire d’Etat italien à la santé, en charge des questions sanitaires et vétérinaires, à la suite de la décision des autorités sanitaires italiennes de restreindre, à compter du 3 mars prochain, les échanges d’animaux de la France vers l’Italie aux seuls animaux vaccinés contre la fièvre catarrhale ovine.
Le vaccin italien doit être confirmé
Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture du 19 février, Michel Barnier a rappelé que la décision italienne ne respecte pas le cadre défini au niveau communautaire pour les échanges d’animaux sensibles à la fièvre catarrhale ovine par le règlement européen du 26 octobre 2007. Il a par ailleurs expliqué que l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments n’était pas en mesure de délivrer l’autorisation temporaire d’utilisation du vaccin italien au vu du dossier fourni. Comme indiqué aux autorités italiennes, les informations en matière de qualité et de sécurité n’apportent pas à ce stade de garanties suffisantes. L’avis de l’Afssa est transmis pour examen aux autorités italiennes. Dans l’immédiat et afin de limiter autant que possible les restrictions au commerce des broutards français vers l’Italie, le ministre a annoncé qu’un lot de vaccin inactivé autorisé par l’Afssa pourra être utilisé dès la semaine prochaine.
Des discussions techniques
La réglementation communautaire prévoit un délai, entre la vaccination (deux injections à un mois d’intervalle) et le départ des animaux, de 60 jours, ou de 35 jours si réalisation d’un test virologique. Les deux ministres sont convenus que les discussions techniques se poursuivraient notamment sur la réduction de ces délais et sur la possibilité de commercialiser des animaux naturellement immunisés.
Cette vaccination ponctuelle de quelques dizaines de milliers d’animaux ne remet pas en cause le schéma vaccinal général annoncé la semaine dernière à l’occasion de l’assemblée générale de la Fédération nationale bovine et pour lequel les GDS de France réclament que les éleveurs, aux côtés des vétérinaires, puissent pratiquer la vaccination des animaux de leur cheptel.
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