Le Jura Agricole et Rural
La culture du paradoxe
Bilan soja
Jura agricole et rural
Publié le:  28 février 2008
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Le soja est une culture simple à conduire, qui a mis à profit les conditions estivales 2007 favorables aux cultures de printemps pour atteindre un bon niveau de rendement. Légumineuse intéressante à introduire dans la rotation, bien adaptée régionalement aux sols profonds où à la sole irriguée, avec peu de problèmes sanitaires, elle bénéficie cependant moins que les autres cultures de la hausse des cours actuels, si bien qu’elle montre comparativement un intérêt économique moindre.

Des surfaces en baisse en raison d’un désintérêt économique
Avec une surface nationale en culture en 2007 de l’ordre de 37 000 ha, le soja poursuit sa régression, victime de son désintérêt économique. La sole régionale suit cette tendance même si elle est un peu amortie par rapport au Sud Ouest. Cependant une enquête réalisée par le Cetiom à l’automne laisse craindre une nouvelle chute en 2008 dans certains départements dans lesquels paradoxalement le soja est une culture bien adaptée. Car dans le même temps les rendements obtenus sont plutôt en progression par rapport à l’année passée. En moyenne sur le croissant Est, on se situe aux alentours de 30 à 31 q/ha en « sec » et 34 à 35 q/ha en cultures irriguées. Dans le contexte estival plutôt favorable, avec une demande climatique modérée, les bas rendements sont exception et liés à des problèmes particuliers, tandis que l’on enregistre sur certaines parcelles des rendements de l’ordre de 40 à 45 q/ha.

Un début de cycle un peu chahuté
Malgré les conditions estivales du mois d’avril, la grande majorité des implantations s’effectuent de courant avril à début mai. Par la suite les conditions humides de mai perturbent quelque peu le démarrage des cultures mais sans conséquences importantes au final, compte tenu des conditions favorables au développement végétatif jusqu’en juin.

Des conditions estivales favorables
La floraison s’engage de fin juin à début juillet, alors qu’une partie des réserves en eau des sols se sont reconstituées. Par la suite la demande climatique demeure plutôt modérée sur toute la période floraison et grossissement des grains en raison de températures plutôt fraîches pour la saison accompagnées de pluies plus ou moins modérées. Dans les sols à faible réserve, l’irrigation est néanmoins nécessaire pour espérer un niveau de rendement satisfaisant.

Un contexte sanitaire plutôt sain
La grande majorité des récoltes se déroulent de mi-septembre à mi-octobre sans problème. Au final on enregistre sur toute la région des rendements plutôt satisfaisants dans un contexte sanitaire globalement sain. Seules des attaques sclérotinia sont constatées sur certaines parcelles historiquement à risque dont les répercussions sur la production demeurent modérées. Une enquête réalisée par le Cetiom montre que la principale cause de rendement déprécié est la mauvaise maîtrise de l’enherbement. On constate en effet un rendement moyen inférieur de 5 q/ha entre les parcelles jugées correctement désherbées et celles présentant une mauvaise maîtrise, représentant fort heureusement moins de 8 % des parcelles enquêtées.

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