Le Jura Agricole et Rural
Toujours être une fourmi
Jura agricole et rural
Publié le:  28 février 2008
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Le regard de votre banquier changera-t-il lorsque vous serez à la retraite ? C'est probable, si votre situation financière évolue. Explications pour comprendre les ressorts des relations entre un client et sa banque.

Dans une vie, le départ à la retraite est une date importante, qu’il soit attendu ou redouté. Ce moment s’accompagne de nombreux changements y compris financiers. Un actif, quelle que soit sa profession, peut toujours espérer voir ses revenus progresser. Ces espoirs ne se vérifient pas toujours. Personne ou presque n’est aujourd’hui à l’abri du chômage par exemple.

Si le passage de la vie active à la retraite gomme ces aléas, il annihile aussi toute perspective de voir ses revenus croître, même en cas de reprise d’un travail, puisque le complément de salaire est plafonné. Cette donnée est essentielle à prendre en compte lorsque l’on cesse son activité professionnelle.

En outre, le temps où les retraités voyaient leurs pensions revalorisées à un niveau supérieur à celui de l’inflation, comme dans la décennie 80, est révolu. Les perspectives démographiques sont incontournables. Le rapport entre les cotisants et les bénéficiaires des régimes de retraite ne va cesser de se dégrader dans les années à venir, sous le double impact de l’allongement de la durée de la vie et de l’arrivée sur le marché du travail de tranches d’âge moins nombreuses. Les personnes âgées de 65 ans et plus représentaient 16,4 % de la population française au 1er janvier 2004 et devraient atteindre près de 25 % en 2030.
Résultat : un actif, qui prend sa retraite aujourd’hui, voit ses revenus amputés souvent d’un quart. Demain, la réduction sera plus fréquemment d’un tiers, voire davantage. Ces baisses ne sont pas sans incidence sur les relations entre le banquier et son client.

Capacité d’épargne
Il est important de savoir qu’un des principaux indicateurs caractérisant un client aux yeux de son banquier est sa capacité d’épargne. Il pèse plus lourd que le montant des revenus. Un banquier préfère toujours un client qui sait épargner à un autre dont les comptes sont en permanence dans le rouge, même si ses revenus sont deux fois supérieurs.
Partant de ce constat, votre banquier ne vous refusera jamais un prêt si vous conservez une capacité d’épargne à l’heure de la retraite. Cette dernière est pour lui une véritable assurance
remboursement.
Il faut bien évidemment que le montant du prêt sollicité soit en rapport avec les possibilités financières de la personne.

Outre la capacité d’épargne, un autre facteur est pris en compte : le patrimoine du client, à commencer par le logement  et les avoirs financiers. Ainsi pour l’acquisition d’un logement, un banquier prêtera plus facilement à un retraité déjà propriétaire, qu’à un autre qui ne l’est pas, sauf s’il dispose de livrets d’épargne bien garnis ou  de comptes d’assurance-vie.
Dans tous les cas, mieux vaut être fourmi que cigale.


En chiffres
En 2004 en France, les retraités âgés de 60 ans ou plus percevaient en moyenne 1 282 euros bruts par personne et par mois. Plus de 700 000 personnes ne perçoivent que le minimum vieillesse, soit 625 euros par mois pour une personne seule au 1er janvier 2007.

 


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