2008 sera une année importante, et marquera très certainement l’histoire de la viticulture d’AOC… En effet, la réforme de l’agrément, imposée par la loi d’orientation agricole de décembre 2006, sur laquelle nous travaillons depuis plus de deux ans, va s’appliquer dès la prochaine récolte.
Nous aurons très certainement une période de « rodage » et de mise en place sur le terrain de ce système. De l’accompagnement est prévu, notre souci étant double : emmener le plus grand nombre de vignerons dans ce nouveau process ; en limiter le coût au maximum. A nous de la rendre aussi simple que possible dans son fonctionnement tout en garantissant son impartialité et son indépendance.
L’autre dossier « clé », c’est l’Europe, avec l’OCM vin qui sera probablement la dernière OCM spécifique pour la filière vin. Nous nous assurerons, avec tous nos partenaires, que la viticulture soit soutenue et aidée (subventions d’investissements, MAE…)
Nous défendrons et continuerons de défendre le maintien de la protection de notre bouteille « clavelin » dans le cadre de la réglementation européenne et refuserons toute « privatisation » de celle-ci.
2008, sera donc dans le Jura, une année de transition.
La réforme des structures, des conditions de production qui sous-tendent l’agrément en AOC sera achevée en 2009, mais nécessitera très certainement quelques adaptations.
Afin que les générations futures puissent vivre elles aussi de cette propriété collective qu’est l’AOC, nous devons nous approprier cette réforme.
Compte tenu de l’investissement, aussi bien en temps passé que financier, nous sommes d’ores et déjà tenus à une obligation de résultats.
L’objectif étant, bien entendu, celui d’une confiance accrue du consommateur dans nos produits d’AOC.
Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?




