Le Jura Agricole et Rural
Vite, après les mots les actes…
De stands en tribunes au Salon de l'agriculture
Jura agricole et rural
Publié le:  05 mars 2008
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L’ancien Président de la République, fidèle visiteur du salon, ici sur le stand de la FNSEA.

L’édition 2008 du Salon de l’agriculture a accueilli plus de 600 000 visiteurs, aux deux tiers du grand public. Les hommes politiques sont toujours aussi nombreux à s’afficher dans cette vitrine des terroirs, à commencer par le premier d’entre eux, Nicolas Sarkozy.

Succès renouvelé pour le Salon de l’agriculture qui s’est déroulé du 23 février au 2 mars. L’édition 2008 a accueilli un peu plus de 600 000 visiteurs. « Nous avons enregistré plus de 600 000 entrées, dont seulement un tiers de professionnels, soit une légère augmentation par rapport à 2007 où nous étions juste en dessous de cette barre », a déclaré Christian Patria, le président du salon. Même si on reste loin du record enregistré en 2004 avec 700 000 visiteurs, « la plus grande ferme de France » a retrouvé son niveau de croisière après le trou de 2006. Le salon n’avait accueilli que 500 000 visiteurs, à cause de l’épizootie de grippe aviaire et des conditions climatiques détestables.

Pas d’entorse à la tradition, l’édition 2008 a vu le défilé des hommes politiques de droite comme de gauche, des ministres, ainsi que du chef de l’État. Contrairement à Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a préféré délivrer un grand discours de politique agricole, plutôt que d’arpenter les travées du salon qui visiblement, lui réussissent moins qu’à son prédécesseur... Son principal message : le caractère stratégique de l’agriculture pour la France et l’Europe. « Ma conviction, c’est que dans le monde du XXIème siècle, l’agriculture est plus jamais stratégique pour la France et l’Europe. L’agriculture est un secteur de pointe au même titre que l’aéronautique et les nanotechnologies », a-t-il déclaré. À l’image des États-Unis qui ont toujours considéré leur agriculture comme un secteur prioritaire et le fondement de l’arme alimentaire.

Dans l’attente des actes
À quatre mois de la présidence française de l’Union européenne, et Nicolas Sarkozy l’a répété à plusieurs reprises, la France veillera à ce que « cette présidence » soit l’occasion d’engager dès 2009 « une véritable refondation de la politique agricole commune ». Nicolas Sarkozy a aussi affiché une extrême fermeté dans les négociations de l’OMC, assurant qu’il s’opposera « à tout accord qui ne servira pas les intérêts de notre pays ». Réponse de Jean-Michel Lemétayer :
« Les paroles c’est une chose. Les actes, c’est autre chose », ayant certainement en tête l’épisode des OGM où l’engagement initial des Pouvoirs publics sur le calendrier n’a pas été respecté.


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