Le Jura Agricole et Rural
Une formation au contact de la nature
Bepa productions horticoles
Jura agricole et rural
Publié le:  05 mars 2008
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La maison familiale rurale de Chaumont, située à Eyzin-Pinet en Isère, est tournée vers les secteurs d’activités professionnelles en lien avec la nature. Parmi les formations dispensées, gros plan sur le Bepa productions horticoles spécialité productions florales et légumières.

Le Bepa productions horticoles, spécialisé dans les productions florales et légumières, permet aux jeunes d’apprendre le métier avec des professionnels de l’horticulture, de connaître le fonctionnement des entreprises du secteur, d’observer les cultures à tous les stades. Les stages en alternance sont complétés par des cours théoriques et pratiques dispensés à la MFR d’Eyzin-Pinet. Cela concerne les modules de matières générales et les modules scientifiques qui sont communs au Bepa aménagement de l’espace option travaux paysagers.
Huit à dix heures de cours par semaine sont consacrées à l’apprentissage des techniques horticoles incluant l’étude de plusieurs espèces florales et légumières ainsi que des visites d’entreprises.

A cela, s’ajoute la connaissance des noms latins des plantes avec leurs familles, genres et espèces. « Depuis cette année, nous avons mis en place le module d’adaptation régionale (Mar) dont le thème est libre et nous avons choisi l’option fleuristerie », indique Cédric Cordoval, formateur en techniques horticoles.

Acquérir de l’expérience professionnelle
Les élèves effectuent environ vingt semaines de stage par an dont obligatoirement six semaines en fleuristerie et deux en maraîchage. La majorité des maîtres de stage sont des horticulteurs et quelques-uns sont des maraîchers. Le diplôme s’obtient en contrôle continu et en fonction des résultats de l’épreuve terminale, constituée d’une épreuve écrite de français, d’une épreuve technique et de la soutenance du rapport de stage. Aujourd’hui, les jeunes admis en Bepa productions horticoles viennent soit d’une classe de troisième, soit ils sont titulaires d’un Capa productions florales et légumières.

« Plus des trois quarts de nos élèves sont intéressés par l’horticulture, et quelques-uns seulement par le maraîchage », constate Cédric Cordoval. « On s’aperçoit aussi que celles et ceux qui, au départ, voulaient se former en fleuristerie, sont finalement très motivés par les productions horticoles. Comme ils travaillent pendant deux ans en alternance chez des maîtres de stage, ils ont l’avantage d’avoir acquis de l’expérience professionnelle. Mais sans ancienneté, le Bepa ne leur permet pas d’accéder à des postes à responsabilités, il débouche essentiellement sur des emplois d’ouvriers qualifiés. Alors nous conseillons aux élèves de poursuivre leurs études en bac professionnel productions horticoles ».


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