Conscients que la capacité à mobiliser des capitaux conditionne l’innovation, l’investissement, le développement le dynamisme donc la pérennité des coopératives, des entreprises et donc de la filière.
Convaincus que toute entreprise est susceptible un jour ou l’autre de ne pouvoir assumer seule l’augmentation de ses besoins en capitaux, ou de transmettre tout ou partie de ses capitaux.
Parce que nous bénéficions aujourd’hui d’une filière comté créatrice de richesses, capable de définir des règles de répartition de la valeur ajoutée pour chaque intervenant producteur, transformateur, affineur ; que ce mode d’organisation collectif est sans cesse contesté et que la notoriété de nos fromages AOC est convoitée surtout la valeur ajoutée qu’ils génèrent.
Parce que nous savons comment sont structurés chacun des maillons de la filière nous ne pouvons ignorer les atouts et les menaces qui pèsent dans la transformation et l’affinage.
Alors, comme rarement les organisations agricoles du massif jurassien n’ont partagé aussi unanimement ces évidences, elles affirment une réelle volonté d’agir. S’appuyant sur l’idée que le principal atout de notre région agricole repose sur l’engagement des femmes et des hommes de vouloir garder des acteurs économiques forts et indépendants garants du dynamisme et de l’avenir de la vocation laitière et fromagère de notre région. Ce sont ces raisons qui nous conduisent aujourd’hui à vous proposer la création d’un fonds d’investissement. La coopération, représentée par ses FDCL, porte le projet. Dans les semaines qui viennent une large information sera faite par l’ensemble des organisations agricoles. D’ores et déjà, nous avons choisi d’en faire notre thème d’assemblée générale. Nos débats seront enrichis par la participation de MM. Bertrand Corbeau et Gilbert Paulin, respectivement directeur général du CRCA et de l’UBS, une union de coopératives betteravières acteur dans l’opération de reprise de Beghin Say.
Venez en débattre lors de notre assemblée générale le 26 mars à partir de10h à la salle des fêtes de Champagnole.
Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?




