Le Jura Agricole et Rural
Les concours pour faire face à l'adversité
Syndicat de la race montbéliarde
Jura agricole et rural
Publié le:  19 mars 2008
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Les éleveurs jurassiens participant à cette assemblée générale à Ardon

Dans un contexte tendu où plane la menace de la FCO, les éleveurs jurassiens de la race montbéliarde se sont accordé quelques bons moments en s’illustrant dans les concours régionaux et nationaux...

À quelques jours du prochain concours départemental de Champagnole, le syndicat jurassien de la race montbéliarde a tenu son assemblée générale annuelle. Si l’organisation du départemental a été au centre des débats, les éleveurs ont également écouté leur président Jean Party dresser un bilan de l’année écoulée. Un bilan marqué par « une saison fromagère difficile, un développement de la FCO et une augmentation du coût de l’aliment complémentaire qui nous obligent à faire face à l’adversité... »

Le président a également parlé des concours « où, après Rocaille, c’est Utile qui reprend le flambeau ». Et d’adresser ses félicitations à Mickaël Millet, le jeune éleveur de La Marre.
Même s’ils sont quelque peu frustrés par le nombre de places qui leur est attribué lors des grands rendez-vous de la race, les éleveurs jurassiens disent aussi leur fierté de participer à toutes ces manifestations et en particulier le dernier concours national, à Rumilly où le Jura a été largement représenté, en proposant – fièvre catarrhale oblige – un quart des animaux en lice.
Prochains rendez-vous avec la Miss nationale montbéliarde à Saint-Flour où la délégation jurassienne comprendra 13 primipares, ainsi que le Montbéliard Prestige de Besançon où 29 vaches seront en compétition.
Pour ce qui est du départemental de Champagnole, 380 vaches sont inscrites et représentent 172 élevages.La diminution du nombre de places frustre les éleveurs qui s’interrogent mais savent pertinemment que ce nombre est fonction du nombre d’adhérents au service élaboré. Sur ce sujet, Claire Gadiolet, la présidente du comice de Saint-Laurent-en-Grandvaux évoque la suppression de la note laitière qui, selon elle, « pénalise les vaches qui font trop de lait ».

La menace FCO est sérieuse
Michel Cêtre, le président de l’EDE a fait part des dernières informations sur la FCO qui s’annonce comme « un vrai problème pour l’été ». « On a peu d’infos mais on sait déjà qu’elle va faire des dégâts dans les élevages, car elle n’est pas qu’une maladie administrative... »
Le responsable professionnel souhaiterait pouvoir donner plus d’informations tant sur la distribution du vaccin que sur les effets cliniques de la FCO en matière de reproduction. Propos corroborés par Alain Maire-Amiot, le directeur du GDS du Jura qui précise que « les symptômes et les cas sont très variables d’une exploitation à l’autre... »
L’assemblée s’est également penchée sur la situation financière du syndicat. Avec ses seules cotisations, la subvention du conseil général et le bénéfice de la buvette de la journée génétique de Juraparc, le solde des comptes est légèrement déficitaire. Ce qui amène d’autant plus chaleureusement les éleveurs à remercier, une nouvelle fois, Jura-Bétail pour la mise à disposition de Lucien Cêtre, l’animateur syndical.

Le conseil d’administration a été renouvelé pour partie. David Droz-Grey, Michel Ferreux, Patrick Niel, Jean Party et Jean-Michel Reperaud ont été réélus. Et le conseil sera renforcé par les arrivées de Yoann Bernard (Saizenay) et Jean-Pierre Guillemot (Thervay).


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