Gérard Bailly questionne le ministre
Fièvre catarrhale ovine
Jura agricole et rural
Publié le: 04 avril 2008
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Dans la suite de son rapport sur l’avenir de la filière ovine, Gérard Bailly, sénateur du Jura, vient d’interroger, en séance publique, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, lors d’une question orale avec débat, sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre l’épidémie de fièvre catarrhale ovine qui touche l’Europe du nord-ouest, et parmi les nombreux départements français atteints, il y a le Jura.
Il a dressé un panorama de cette maladie vectorielle qui touche de plein fouet les élevages ovins et bovins provoquant un accroissement des taux de morbidité et mortalité chez les animaux, une diminution de la fertilité, une perte de lait et un accroissement des avortements, une augmentation des charges vétérinaires. Avec pour conséquence chez les éleveurs, des charges financières et des pertes très pénalisantes.
Il a dressé un panorama de cette maladie vectorielle qui touche de plein fouet les élevages ovins et bovins provoquant un accroissement des taux de morbidité et mortalité chez les animaux, une diminution de la fertilité, une perte de lait et un accroissement des avortements, une augmentation des charges vétérinaires. Avec pour conséquence chez les éleveurs, des charges financières et des pertes très pénalisantes.
Évoquant les difficultés dues au blocus italien sur les importations de broutards français non vaccinés contre la fièvre catarrhale, il a constaté que le ministère avait réagi rapidement en débloquant des fonds pour indemniser les éleveurs et en consentant des facilités de trésorerie. Mais Gérard Bailly a demandé au ministre d’accélérer les procédures, de pouvoir disposer des doses de vaccins très rapidement, d’agir auprès de la Commission européenne pour débloquer la situation vis-à-vis de l’Italie, enfin de mettre en œuvre un nouveau mode d’organisation pour anticiper ce type de crise sanitaire de grande ampleur. Il a enfin souligné une fois de plus l’importance de soutenir la filière élevage – et surtout ovine – souvent la seule capable de faire vivre des territoires de hauts plateaux ou de montagne.
Michel Barnier a rappelé qu’il avait annoncé tout récemment des crédits supplémentaires de soutien aux éleveurs en difficulté ; quant à la vaccination, un nouveau lot de 1 300 000 doses doit être livré fin mars, dont 150 000 doses pour vacciner les animaux exportés. Les livraisons ultérieures s’échelonneront de telle sorte que d’ici le mois d’août, 15 millions de bovins et 10 millions de petits ruminants pourront être vaccinés.
Si l’embargo avec l’Italie dure encore quelques mois, des dispositifs d’aide au maintien des animaux dans les exploitations seront étudiés avec les professionnels. Enfin le Ministre a indiqué à la MSA que la crise de la FCO faisait partie des priorités pour la prise en charge des cotisations.
Si l’embargo avec l’Italie dure encore quelques mois, des dispositifs d’aide au maintien des animaux dans les exploitations seront étudiés avec les professionnels. Enfin le Ministre a indiqué à la MSA que la crise de la FCO faisait partie des priorités pour la prise en charge des cotisations.
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