Traiter au bon stade
Stratégie fongicide colza en floraison
Jura agricole et rural
Publié le: 04 avril 2008
Page 9
La protection fongicide du colza à la floraison ne se résume pas à une simple intervention préventive contre le sclérotinia. La réussite du traitement est conditionnée par le respect
d’un stade minimal d’intervention et le choix du produit. Dans la région, le programme de protection du colza en floraison doit intégrer aussi le plus souvent l’oïdium.
La contamination du sclérotinia passe par les pétales de colza. C’est donc lors de la chute des pétales sur la feuille que la maladie progresse, en présence d’humidité. Le début de la chute significative des pétales correspond au stade G1. C’est aussi le stade où les 10 premières siliques de moins de deux centimètres sont visibles sur la hampe principale. Ce stade est atteint à des dates variables selon la précocité des variétés : il apparaît de 6 à 12 jours après le stade début floraison (Stade F1 : au moins 50% des plantes présentent une fleur ouverte). Ce délai est lié aux conditions climatiques. La confusion entre les stades F1 (parcelle encore « verte ») et G1 (parcelle « bien jaune ») est possible et peut être responsable de perte d’efficacité de 50 à 80% lorsque les interventions sont trop précoces.
Traiter ni trop tard, ni trop tôt
Les fongicides ne présentent aucune action curative vis-à-vis du sclérotinia, ce qui explique qu’à partir de l’apparition du stade G1, en situation contaminante, le risque d’échec s’accroît tant que le fongicide n’est pas positionné. En revanche, craignant d’intervenir trop tard, il est parfois tentant de traiter tôt. Cette technique est hélas vouée à l’échec.
L’intervention trop précoce sera aussi bien moins en phase avec le développement de l’oïdium.
Les fongicides ne présentent aucune action curative vis-à-vis du sclérotinia, ce qui explique qu’à partir de l’apparition du stade G1, en situation contaminante, le risque d’échec s’accroît tant que le fongicide n’est pas positionné. En revanche, craignant d’intervenir trop tard, il est parfois tentant de traiter tôt. Cette technique est hélas vouée à l’échec.
L’intervention trop précoce sera aussi bien moins en phase avec le développement de l’oïdium.
Une stratégie fongicide floraison doit intégrer un risque global
L’année 2007 reste marquée sur la région par à la fois une forte pression sclérotinia et une pression oïdium significative. Les conditions chaudes de fin mai – début juin après une période très humide ont permis aux maladies de s’exprimer.
D’une manière générale il est préférable d’intégrer les deux risques dans le choix du/des produits fongicides.
L’année 2007 reste marquée sur la région par à la fois une forte pression sclérotinia et une pression oïdium significative. Les conditions chaudes de fin mai – début juin après une période très humide ont permis aux maladies de s’exprimer.
D’une manière générale il est préférable d’intégrer les deux risques dans le choix du/des produits fongicides.
Une gamme fongicide renouvelée et efficace sur sclérotinia
Dans une série de neuf essais réalisés en 2007, les taux d’attaque sclérotinia sur tiges dans les témoins non traités sont compris entre 14% et 60%. Les taux d’attaque après application des différentes spécialités s’avèrent tous significativement inférieurs à ceux des témoins non traités. Comparées à la référence Pictor Pro 0.5 kg/ha, toutes les spécialités n’en diffèrent pas significativement.
Dans une série de neuf essais réalisés en 2007, les taux d’attaque sclérotinia sur tiges dans les témoins non traités sont compris entre 14% et 60%. Les taux d’attaque après application des différentes spécialités s’avèrent tous significativement inférieurs à ceux des témoins non traités. Comparées à la référence Pictor Pro 0.5 kg/ha, toutes les spécialités n’en diffèrent pas significativement.
Des rendements qui militent pour une prise en compte du complexe sclérotinia – oïdium
Sur la même série d’essais, l’application des fongicides au bon stade dans les essais en 2007 a conduit à un gain de rendement d’au moins 15%.
Ce gain est variable en fonction des essais, de la présence ou non d’oïdium et d’autres parasites de fin de cycle.
C’est pourquoi une stratégie fongicide floraison ne doit pas intégrer uniquement le risque sclérotinia mais aussi l’oïdium et l’alternaria selon les régions.
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