Des scientifiques invités par Bayer dans le cadre d’un colloque sur les ravageurs des céréales
ont fait le point sur les connaissances concernant insectes et maladies.
Grâce à une étude en cours, « au printemps 2009, nous devrions savoir quelles espèces de Psammotettix transportent le virus », a indiqué Emmanuel Jacquot.
Les scientifiques ont accumulé un peu plus de connaissances sur les pucerons. Mais leur biologie reste complexe.
Grâce aux pièges à succion, les chercheurs ont par exemple mis en évidence assez récemment un effet régional dans la présence du virus sur céréales lié au climat. A l’est de la France, où le temps est moins chaud, le puceron tend à se reproduire avec un mode sexué, qui passe par la production d’œufs résistants au froid. Dans ce cycle, l’insecte utilise comme plante hôte le merisier à grappe et non la céréale, ce qui limite considérablement l’expansion du virus sur les graminées.
A l’ouest de la France, il se reproduit au contraire de façon asexuée, utilisant donc le blé et l’orge. Le puceron est alors beaucoup plus dangereux pour la plante. De quoi y perdre son latin.
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