Le Jura Agricole et Rural
Approfondir les connaissances sur les insectes
Protection des cultures
Jura agricole et rural
Publié le:  04 avril 2008
Page 9 

Des scientifiques invités par Bayer dans le cadre d’un colloque sur les ravageurs des céréales
ont fait le point sur les connaissances concernant insectes et maladies.

Pucerons, cicadelles mais aussi taupins n’ont pas encore livré tous leurs secrets. Pour mieux combattre des viroses comme la jaunisse nanisante de l’orge (JNO) ou la maladie des pieds chétifs, il faudra approfondir les connaissances scientifiques concernant ces insectes. C’est l’un des éléments mis en avant pour aller vers une lutte mieux raisonnée par les participants au colloque sur les ravageurs des céréales, organisé par Bayer CropScience le 13 mars à Paris.
« Pour être efficace, il faut connaître les facteurs influant sur le taux de contamination », a rappelé Emmanuel Jacquot, chargé de recherche à l’Inra de Rennes. Or, le mode de transmission du virus des pieds chétifs par la cicadelle est encore mal connu, par exemple, de même que les genres des insectes vecteurs de ce virus.
Grâce à une étude en cours, « au printemps 2009, nous devrions savoir quelles espèces de Psammotettix transportent le virus », a indiqué Emmanuel Jacquot.

Les scientifiques ont accumulé un peu plus de connaissances sur les pucerons. Mais leur biologie reste complexe.
Grâce aux pièges à succion, les chercheurs ont par exemple mis en évidence assez récemment un effet régional dans la présence du virus sur céréales lié au climat. A l’est de la France, où le temps est moins chaud, le puceron tend à se reproduire avec un mode sexué, qui passe par la production d’œufs résistants au froid. Dans ce cycle, l’insecte utilise comme plante hôte le merisier à grappe et non la céréale, ce qui limite considérablement l’expansion du virus sur les graminées.
A l’ouest de la France, il se reproduit au contraire de façon asexuée, utilisant donc le blé et l’orge. Le puceron est alors beaucoup plus dangereux pour la plante. De quoi y perdre son latin.
n


Newsletter GRATUITE
Sondage

Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?

  • Oui
  • Non
  • Ne sais pas

  • (C) Le Jura agricole et rural
    Partagez vos idées, écrivez-nous
    Webmaster