Le Jura Agricole et Rural
Optimiser l'apport de minéraux
Alimentation des vaches laitières
Jura agricole et rural
Publié le:  04 avril 2008
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Il est impossible d’affirmer que l’absence de distribution de minéral pendant plus de deux mois va détériorer de façon notable la santé des vaches

En matière de complémentation minérale des vaches laitières, il n’existe pas de résultats scientifiques suffisants pour affirmer et chiffrer les conséquences d’un écart par rapport aux recommandations, sur les performances, la reproduction et la santé des animaux. Voici toutefois quelques conseils de base.

Pour déterminer les quantités d’aliments minéraux à distribuer, on effectue un calcul de ration de manière à couvrir les besoins en phosphore avec un AMV (Aliment minéral vitaminisé). Si besoin, on complète avec du carbonate de calcium ou un équivalent. On vérifie ensuite que la teneur en oligo-éléments cuivre, zinc, manganèse, sélénium et vitamines A, D3, E de l’AMV choisi permet de couvrir les besoins sans trop les dépasser. Le calcul dépend de la composition des fourrages et des concentrés, qui est très variable. Concernant les oligo-éléments et les vitamines, mieux vaut un apport quotidien plutôt que des cures périodiques qui doivent rester rares et être réservées aux animaux très carencés.
 
Du magnésium avant la mise à l’herbe
Les rations de fourrages conservés couvrent les besoins en magnésium, mais le principal symptôme de carence peut apparaître à la mise à l’herbe. A cette période, le métabolisme du magnésium est modifié : on observe une diminution de son absorption dans de l’herbe très jeune, riche en azote soluble et en potassium, pauvre en sodium et en cellulose, ainsi qu’une chute brutale du magnésium sanguin par temps froid et humide. D’où la nécessité d’apporter du magnésium de façon systématique, environ quinze jours avant la mise à l’herbe.
 
Dans le cas où l’apport de minéral est difficile à réaliser en pratique, une impasse sur quelques semaines n’aura pas d’incidences sur les performances, ni sur la santé des vaches. Dans l’état actuel des connaissances, il est impossible d’affirmer que l’absence de distribution de minéral pendant plus de deux mois détériorera de façon notable ces mêmes éléments. L’utilisation de blocs de sel enrichis en oligo-éléments peut permettre de jouer la sécurité, sachant qu’il peut y avoir de fortes variations de consommation d’un animal à l’autre avec des produits particulièrement appétents.

Un document de référence

L’Institut de l’élevage, les chambres d’agriculture et les contrôles laitiers des Pays de la Loire ont rédigé un document de douze pages sur l’alimentation minérale des vaches laitières. Cette publication reprend en détail les connaissances actuelles sur la définition et le calcul des besoins, la valorisation des minéraux par les animaux, les teneurs des aliments et les pratiques de complémentation. Ce document de référence pour les éleveurs répond à des questions pratiques abordant différents points particuliers rencontrés sur le terrain. Pour en savoir plus et commander la brochure, consulter le site Internet www.inst-elevage.asso.fr


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