«L'agriculture est un secteur géographique»
Congrès de la FNSEA à Nantes
Jura agricole et rural
Publié le: 10 avril 2008
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N. Sarkozy lors du congrès de la FNSEA 2008 |
Nicolas Sarkozy a délivré au congrès de la FNSEA, son message : « la France veillera à ce que ses intérêts agricoles ne soient pas bradés ni à Genève ni à Bruxelles ».
L’agriculture est une filière stratégique et non une filière nostalgique » est venu dire Nicolas Sarkozy aux délégués de la FNSEA réunis en congrès, le 2 avril à Nantes. C’est en effet la première fois qu’un Président de la République participait à un congrès de la FNSEA. Tout au long de son discours, il n’a cessé de rappeler l’intérêt qu’il porte à l’agriculture et aux agriculteurs. « Je suis venu parce que l’agriculture est une partie de l’identité nationale. Je suis venu par ce que l’agriculture est un secteur prioritaire et stratégique pour l’économie française (...) L’agriculture n’est pas un secteur du passé, c’est un secteur d’avenir au même titre que le spatial et les nanotechnologies », a-t-il indiqué.
Sans oublier qu’il partageait les valeurs des agriculteurs fondées sur le travail et qu’il voulait pour eux une « agriculture de production et de prix » et non d’aides et de paperasserie où les agriculteurs ne seraient « que des jardiniers de la nature ». C’est la raison pour laquelle la France ne laissera pas tomber l’agriculture dans les négociations de l’OMC. « L’avenir de l’agriculture se joue d’abord à Genève. Je m’opposerai à tout accord qui ne servira pas les intérêts de notre pays » a-t-il martelé. Et de prendre l’exemple des Etats-Unis dont la Chambre des représentants vient de voter la continuité des mécanismes de soutien et qui défendent avec énergie, passion et efficacité « leur pouvoir vert ».
La France et l’Europe devraient s’inspirer de cette attitude. Pas question d’ignorer le dumping social, fiscal et monétaire dont sont victimes nos entreprises agricoles. Avant de conclure sur ce chapitre : « L’Europe ne doit pas faire preuve de naïveté. Ce sera un bon accord ou il n’y aura pas d’accord » a-t-il conclu sur ce chapitre. Et de plaider pour une préférence communautaire « renouvelée » sur les normes sanitaires et environnementales.
La France et l’Europe devraient s’inspirer de cette attitude. Pas question d’ignorer le dumping social, fiscal et monétaire dont sont victimes nos entreprises agricoles. Avant de conclure sur ce chapitre : « L’Europe ne doit pas faire preuve de naïveté. Ce sera un bon accord ou il n’y aura pas d’accord » a-t-il conclu sur ce chapitre. Et de plaider pour une préférence communautaire « renouvelée » sur les normes sanitaires et environnementales.
Aux agriculteurs de s’organiser
C’est avec autant de fermeté et de détermination qu’il a abordé l’avenir de la politique agricole commune. La réforme 2008 doit préparer l’après 2013. En affichant deux priorités, la mise en œuvre de dispositifs de gestion des risques climatiques et sanitaires et la réforme des soutiens aux zones herbagères « avant la fin de l’année ».
Quant aux relations avec la grande distribution, « la loi de modernisation de l’économie permettra de sortir du système absurde des marges arrière » a promis Nicolas Sarkozy. Une affirmation qui laisse les responsables de la Fnsea sceptiques. Mais surtout, il a invité les agriculteurs à s’organiser pour faire le poids face à la grande distribution. « L’Etat vous aidera à être plus forts », a-t-il promis.
C’est avec autant de fermeté et de détermination qu’il a abordé l’avenir de la politique agricole commune. La réforme 2008 doit préparer l’après 2013. En affichant deux priorités, la mise en œuvre de dispositifs de gestion des risques climatiques et sanitaires et la réforme des soutiens aux zones herbagères « avant la fin de l’année ».
Quant aux relations avec la grande distribution, « la loi de modernisation de l’économie permettra de sortir du système absurde des marges arrière » a promis Nicolas Sarkozy. Une affirmation qui laisse les responsables de la Fnsea sceptiques. Mais surtout, il a invité les agriculteurs à s’organiser pour faire le poids face à la grande distribution. « L’Etat vous aidera à être plus forts », a-t-il promis.
S’agissant des retraites, le Président de la République a rappelé : « au cours de la campagne électorale, j’ai pris deux engagements : revaloriser le minimum vieillesse et porter de 54 % à 60 % le taux des pensions de réversion sur la durée du quinquennat. Ces engagements seront tenus », a rappelé le Président de la République annonçant, par ailleurs, « des mesures en faveur des conjoints et des veuves ».
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