Le Jura Agricole et Rural
Sorgho : une excellente valeur alimentaire
Jura agricole et rural
Publié le:  10 avril 2008
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Ayant bien valorisé la pluie estivale en 2007, et globalement moins exigeant en eau qu’un maïs, le sorgho peut trouver sa place dans les assolements, notamment en sec.

Le niveau élevé des importations de sorgho vers l’Union européenne (on en est à 4.1 millions de tonnes au 15 mars, soit 8 fois ce qui a été importé la campagne précédente) montre, s’il en était besoin, que sa valeur alimentaire est bonne.
 
Choix de la parcelle Implantation
En absence d’irrigation, il convient de privilégier des situations de sols suffisamment profonds pour limiter les risques de stress hydrique, qui limitent le rendement et favorisent la verse.
Par ailleurs, il est préférable d’éviter les parcelles présentant des risques d’infestation importante en graminées estivales suite à un échec de désherbage au cours des deux ou trois dernières campagnes ; notamment en présence de panic faux millet ou de sorgho d’Alep.
La préparation du lit de semence doit être soignée afin d’assurer une levée rapide et homogène.
Le sorgho doit être implanté sur un sol suffisamment réchauffé (température du sol 12°C) et de préférence au semoir monograine.
Dans la plupart des situations, la date de semis optimale se situe entre la troisième décade d’avril et la première quinzaine de mai.
 
Variétés
L’organisation du réseau nous permet dorénavant de tester les variétés demi-précoces et tardives à deux niveaux de potentiel.
En groupe précoce, la nouveauté Aruski est comparable en précocité et rendement à la référence Arlys.
En demi-précoces, Brigga est au niveau de productivité des meilleures (Arakan, Artaban) avec une tardiveté comparable à Arakan.
En tardives, prime à la tardiveté d’épiaison (Solarius, Kinggoo), avec une moins bonne performance de Fulgus en situation à bon potentiel.
 
Densité de semis - écartement
L’ajustement de la densité de semis en fonction de la précocité de la variété et de la disponibilité en eau est un élément essentiel à la réussite de la culture. Les peuplements trop élevés peuvent pénaliser fortement l’épiaison et, par voie de conséquence, le rendement, en situation séchante.
 
Désherbage
Des autorisations de produits attendues, mais pas encore acquises (Mikado, Trophée /Harness) pour la campagne 2008.
En attendant, et une fois tout mis en œuvre pour semer propre (labour, faux semis….), le désherbage du sorgho nécessite toujours deux passages.
• Le premier passage vise la lutte contre les graminées.
Ramrod L est le seul produit utilisable en prélevée ; il nécessite l’application d’une dose pleine de produit (6 litres) sur un sol bien préparé (pas de grosses mottes).
Isard /Spectrum ou Mercantor Gold, associés ou non à Prowl 400, s’appliquent à trois feuilles du sorgho, sur des graminées très jeunes.
Compte tenu de leur mode d’action racinaire, ils doivent impérativement être appliqués sur sol frais et/ou avant une pluie.
Les risques de mauvaise efficacité sont donc fréquents.
• Au deuxième passage, on luttera contre les dicotylédones avec un produit autorisé à base de bentazone ou bromoxynil sur flore classique, y compris l’ambroisie,de fluroxypyr ou clopyralid dans les cas particuliers de vivaces.
Si le désherbage antigraminées a mal fonctionné, remplacer le pulvérisateur par la bineuse, seule solution pour sauver un rendement !


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