Chauffer plusieurs logements
Granulés de bois
Jura agricole et rural
Publié le: 23 avril 2008
Page 8
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L’ancienne ferme comtoise a été rénovée en bâtiment collectif, désormais chauffée aux granulés bois |
M. et Mme Marmier ont choisi de chauffer aux granulés bois l’ancienne ferme comtoise rénovée en logements locatifs. Une stratégie de réduction des charges… mais aussi une question de philosophie !
A 850 mètres d’altitude dans le Doubs, l’hiver est long et rigoureux… en témoignent les énormes tas de neige encore présents au début du mois d’avril ! Pendant 10 mois sur 12, le chauffage peut être nécessaire. « Quand nous avons rénové le bâtiment qui comprenait quatre logements dont trois destinés à la location, explique Mme Marmier, nous avons pensé à un chauffage collectif aux granulés : la corvée bois, ce n’était pas pour nous ! » M. et Mme Marmier ont donc profité d’une opération programmée d’amélioration de l’habitat pour réhabiliter l’intérieur du bâtiment : changement des sanitaires et installation de radiateurs pour le chauffage.
Les performances énergétiques de l’ancienne ferme ont également été revues à la hausse, à travers l’isolation et la pose d’ouvrants en double vitrage. « Auparavant deux logements étaient chauffés au fioul et deux à l’électricité, précise la propriétaire, les charges de chauffage étaient importantes. Maintenant pour un appartement de 200 m2 les charges de chauffage ne dépassent plus 1 000 euros par an. » L’investissement dans la chaufferie a été subventionné à hauteur de 50% par le Conseil général du Doubs et l’Ademe, dans le cadre du plan Bois énergie et développement local. « Nous avons choisi un modèle rustique de 70 kW, fabriqué par “La Jurassienne” (entreprise située à Champagnole NDLR). C’est mon mari qui a réalisé le silo d’alimentation en planches emboîtées. C’est aussi lui qui s’occupe de la surveillance, de l’entretien et du décendrage. »
Un retour rapide sur investissement
Coût de la chaudière, du cône métallique du silo, de la pose et des réglages : 101 430 F TTC de l’époque (soit 15 462,90 euros). « Nous consommons environ 25 tonnes par an de granulés bois, soit un volume de 36 m3. Il nous est livré par un camion souffleur qui vient se brancher directement sur le tuyau situé à l’extérieur du bâtiment. » Le coût du granulé, produit par une entreprise locale dont les Marmier sont actionnaires, 170 euros la tonne livrée (par camions de 20 m3). « Globalement, nous estimons l’économie réalisée à 3 000 euros par an, ce qui fait un retour sur investissement de moins de cinq ans si on intègre la subvention. »
Autre investissement qui va dans le sens d’une économie d’énergies fossiles, les capteurs solaires : 10,5 m2 intégrés en toiture permettent de réchauffer l’eau. Ils sont raccordés à un ballon mixte (granulé – solaire – électricité) d’eau chaude sanitaire. Cette installation offre l’avantage de pouvoir arrêter complètement la chaudière pendant la période estivale, puisque les capteurs couvrent alors la totalité des besoins en eau chaude sanitaire. La durée de vie de la chaudière en est d’autant prolongée, sans parler des économies de granulé réalisées. Là encore les subventions sont venues alléger le poids de l’investissement, à hauteur de 60% des 63 300 F (9 650 euros) comprenant capteurs, ballon mixte, pose et réglage. « Même en plein hiver les capteurs solaires fonctionnent, du moment qu’il y a du soleil ! Pour nous ces investissements font partie d’une démarche plus globale. Nous récupérons également l’eau de pluie du toit puis nous la traitons pour la rendre potable. Les logements locatifs sont équipés de doubles robinets car il faut proposer aux locataires l’eau du réseau également. »
Les performances énergétiques de l’ancienne ferme ont également été revues à la hausse, à travers l’isolation et la pose d’ouvrants en double vitrage. « Auparavant deux logements étaient chauffés au fioul et deux à l’électricité, précise la propriétaire, les charges de chauffage étaient importantes. Maintenant pour un appartement de 200 m2 les charges de chauffage ne dépassent plus 1 000 euros par an. » L’investissement dans la chaufferie a été subventionné à hauteur de 50% par le Conseil général du Doubs et l’Ademe, dans le cadre du plan Bois énergie et développement local. « Nous avons choisi un modèle rustique de 70 kW, fabriqué par “La Jurassienne” (entreprise située à Champagnole NDLR). C’est mon mari qui a réalisé le silo d’alimentation en planches emboîtées. C’est aussi lui qui s’occupe de la surveillance, de l’entretien et du décendrage. »
Un retour rapide sur investissement
Coût de la chaudière, du cône métallique du silo, de la pose et des réglages : 101 430 F TTC de l’époque (soit 15 462,90 euros). « Nous consommons environ 25 tonnes par an de granulés bois, soit un volume de 36 m3. Il nous est livré par un camion souffleur qui vient se brancher directement sur le tuyau situé à l’extérieur du bâtiment. » Le coût du granulé, produit par une entreprise locale dont les Marmier sont actionnaires, 170 euros la tonne livrée (par camions de 20 m3). « Globalement, nous estimons l’économie réalisée à 3 000 euros par an, ce qui fait un retour sur investissement de moins de cinq ans si on intègre la subvention. »
Autre investissement qui va dans le sens d’une économie d’énergies fossiles, les capteurs solaires : 10,5 m2 intégrés en toiture permettent de réchauffer l’eau. Ils sont raccordés à un ballon mixte (granulé – solaire – électricité) d’eau chaude sanitaire. Cette installation offre l’avantage de pouvoir arrêter complètement la chaudière pendant la période estivale, puisque les capteurs couvrent alors la totalité des besoins en eau chaude sanitaire. La durée de vie de la chaudière en est d’autant prolongée, sans parler des économies de granulé réalisées. Là encore les subventions sont venues alléger le poids de l’investissement, à hauteur de 60% des 63 300 F (9 650 euros) comprenant capteurs, ballon mixte, pose et réglage. « Même en plein hiver les capteurs solaires fonctionnent, du moment qu’il y a du soleil ! Pour nous ces investissements font partie d’une démarche plus globale. Nous récupérons également l’eau de pluie du toit puis nous la traitons pour la rendre potable. Les logements locatifs sont équipés de doubles robinets car il faut proposer aux locataires l’eau du réseau également. »
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