Des «solutions travail» multiples et adaptées
Réseau d'élevage de Franche-Comté
Jura agricole et rural
Publié le: 07 mai 2008
Page 11
Différentes solutions pour améliorer les conditions de travail sont mises en œuvre dans les exploitations laitières. Elles passent soit par une simplification des pratiques ou du système, soit par la mise en place d’équipement ou encore par le recours à de la main-d’œuvre complémentaire. Lors de la journée du 28 février à Orgelet, les nombreux témoignages ont permis aux participants de mieux appréhender quelques-unes de ces solutions. Retour sur l’impact de quelques pistes abordées par les éleveurs présents.
Parmi les équipements mis en place pour gagner du temps, le distributeur automatique de concentrés ou DAC et le distributeur automatique de lait ou DAL sont fréquemment installés.
Avec le DAL mis en place au Gaec de la Vallière, outre le gain de temps appréciable, Pascal Ravier constate : « avec le DAL, on n’a pas de problème sanitaire sur les veaux ». L’investissement s’élève à 10 000 euros pour le DAL et 3 000 euros pour le tank soit 216 euros par veau pour une soixantaine de veaux élevés. Outre le regroupement de vêlages entre mi-août et octobre et le DAL, plusieurs autres éléments favorisent le gain de temps sur le poste des soins aux veaux : le logement des veaux à côté de la salle de traite, l’existence de niches à veaux en cas de problème et le curage des boxes au tracteur. L’objectif, comme au Gaec de la Source, de produire quelques veaux de boucherie est un argument de plus pour le DAL.
Avec le DAL mis en place au Gaec de la Vallière, outre le gain de temps appréciable, Pascal Ravier constate : « avec le DAL, on n’a pas de problème sanitaire sur les veaux ». L’investissement s’élève à 10 000 euros pour le DAL et 3 000 euros pour le tank soit 216 euros par veau pour une soixantaine de veaux élevés. Outre le regroupement de vêlages entre mi-août et octobre et le DAL, plusieurs autres éléments favorisent le gain de temps sur le poste des soins aux veaux : le logement des veaux à côté de la salle de traite, l’existence de niches à veaux en cas de problème et le curage des boxes au tracteur. L’objectif, comme au Gaec de la Source, de produire quelques veaux de boucherie est un argument de plus pour le DAL.
Automatiser l’alimentation des vaches et des veaux
L’alimentation des veaux peut également être simplifiée : chez Chamouton, « on ne donne pas de lait le dimanche soir ». Certains éleveurs présents se sont interrogés sur le passage des veaux à un seul repas par jour, solution adoptée par Christian Comte à Dramelay.
Le raclage automatique des aires d’exercice représente également un équipement réduisant le temps d’astreinte quotidien. Souvent un tracteur doit être affecté au raclage et « comme il faut bloquer les vaches au cornadis, le raclage n’est effectué qu’une seule fois par jour. Un racleur permettrait de nettoyer 2 fois par jour » a expliqué Pascal du Gaec de la Vallière.
Les équipements de traite doivent être également adaptés à la taille du troupeau pour une bonne efficacité du travail.
Le stockage de la paille et des fourrages à proximité du logement des animaux permet de simplifier le travail d’alimentation et de paillage.
L’alimentation des veaux peut également être simplifiée : chez Chamouton, « on ne donne pas de lait le dimanche soir ». Certains éleveurs présents se sont interrogés sur le passage des veaux à un seul repas par jour, solution adoptée par Christian Comte à Dramelay.
Le raclage automatique des aires d’exercice représente également un équipement réduisant le temps d’astreinte quotidien. Souvent un tracteur doit être affecté au raclage et « comme il faut bloquer les vaches au cornadis, le raclage n’est effectué qu’une seule fois par jour. Un racleur permettrait de nettoyer 2 fois par jour » a expliqué Pascal du Gaec de la Vallière.
Les équipements de traite doivent être également adaptés à la taille du troupeau pour une bonne efficacité du travail.
Le stockage de la paille et des fourrages à proximité du logement des animaux permet de simplifier le travail d’alimentation et de paillage.
Au Gaec de la Vallière, le temps de paillage a été réduit par l’acquisition d’une nouvelle pailleuse à un coût de 12 000 euros, qui permet de mettre 2 balles rondes au lieu d’une seule. Toutefois, la pailleuse demande que les bâtiments soient adaptés à cet outil. Deux passages par semaine sont effectués pour les laitières et trois pour les génisses et taurillons. Le chien de troupeau permet également de gagner du temps. Certaines manières de produire peuvent être modifiées. Christian Comte a cherché à réaliser le quota avec moins de vaches : « cela fait moins de vaches à loger et à nourrir car le bâtiment est juste ».
Au niveau du pâturage, plusieurs facteurs permettant une bonne organisation et une simplification du travail de saison ont été évoqués : le pâturage tournant, les points d’eau aménagés, l’utilisation de clôtures électriques pour couper des parcelles, la grande taille des parcelles, le pâturage regroupé et proche des bâtiments.
Au niveau du pâturage, plusieurs facteurs permettant une bonne organisation et une simplification du travail de saison ont été évoqués : le pâturage tournant, les points d’eau aménagés, l’utilisation de clôtures électriques pour couper des parcelles, la grande taille des parcelles, le pâturage regroupé et proche des bâtiments.
Au Gaec de la Source, le pâturage a été amélioré en agrandissant la taille des parcelles : « on est passé de 1,5 à 3 hectares en moyenne » a expliqué Jean-Marie Ganneval. Et en organisant le pâturage : « nous avons une parcelle de nuit et de week-end près des bâtiments et l’eau prise à la fontaine est acheminée vers les parcelles » a-t-il complété.
Concernant le travail de saison, l’efficacité est améliorée par des équipements. Au Gaec de la Vallière, l’utilisation de matériel de semis en combiné économise une personne sur la tâche du semis mais est moins rapide. La chaîne de récolte des fourrages est en grande largeur : andaineur traîné, 2 pirouettes dont une 8 toupies semi-portée. Pour le matériel d’épandage, un échange permet l’utilisation de matériel de plus grande taille : un épandeur de 14 m3 et d’une tonne à lisier de 8 400 l.
Le choix du matériel en Cuma permet aussi l’amélioration du travail : « cela permet de limiter les coûts et de disposer de matériel performant comme le télescopique ou l’épandeur ce qui permet un gain de temps. Cela oblige à s’organiser pour faire son chantier rapidement car le matériel est attendu » explique Christian Comte.
Concernant le travail de saison, l’efficacité est améliorée par des équipements. Au Gaec de la Vallière, l’utilisation de matériel de semis en combiné économise une personne sur la tâche du semis mais est moins rapide. La chaîne de récolte des fourrages est en grande largeur : andaineur traîné, 2 pirouettes dont une 8 toupies semi-portée. Pour le matériel d’épandage, un échange permet l’utilisation de matériel de plus grande taille : un épandeur de 14 m3 et d’une tonne à lisier de 8 400 l.
Le choix du matériel en Cuma permet aussi l’amélioration du travail : « cela permet de limiter les coûts et de disposer de matériel performant comme le télescopique ou l’épandeur ce qui permet un gain de temps. Cela oblige à s’organiser pour faire son chantier rapidement car le matériel est attendu » explique Christian Comte.
Des solutions pour le travail administratif
En ce qui concerne l’organisation du travail, le bureau est un aménagement important pour un bon suivi de l’entreprise. Dès l’installation de Pascal dans le Gaec de la Vallière, un bureau indépendant a été aménagé. Outre le stockage des documents, il est également un lieu de transmission des informations entre associés et un lieu de réception des différents intervenants sur l’exploitation. L’équipement informatique prévu sur la ferme en facilitant les enregistrements réduira la pénibilité du travail.
En ce qui concerne l’organisation du travail, le bureau est un aménagement important pour un bon suivi de l’entreprise. Dès l’installation de Pascal dans le Gaec de la Vallière, un bureau indépendant a été aménagé. Outre le stockage des documents, il est également un lieu de transmission des informations entre associés et un lieu de réception des différents intervenants sur l’exploitation. L’équipement informatique prévu sur la ferme en facilitant les enregistrements réduira la pénibilité du travail.
Jacques Calland, éleveur à Chisséria, malgré sa bonne maîtrise de la comptabilité et des « papiers » a expliqué comment il en est arrivé à déléguer la tâche administrative. Avec l’accroissement des démarches administratives : primes PAC, charte des bonnes pratiques, conditionnalité, mises aux normes, « tous les matins, j’attendais un contrôle, source de stress » a-t-il expliqué. « cela devenait invivable. Actuellement, l’ensemble de ces tâches est réalisé par une secrétaire en 3 h tous les 15 jours pour un coût de 111 euros par mois ». Désormais, Jacques se sent libéré de certaines tâches et du stress et gère mieux son exploitation. « Par exemple, je suis mieux le troupeau et la fécondité s’est améliorée. Désormais, je passe au bureau tous les matins, je relève le répondeur et gère les appels téléphoniques au bureau et jamais à la maison, je relis les courriers, signe les chèques et trie quotidiennement le courrier » a-t-il expliqué.
Pour pouvoir disposer de temps libre et aussi pour alléger le travail quotidien, plusieurs éleveurs ont opté pour l’adhésion à un groupement d’employeurs.
Le recours à la Cuma apporte des « solutions travail » mais pas seulement… Pour Jean Paul Coulon de Marigna, la Cuma « est un bel outil qui me fait gagner énormément de temps » et lui « permet de pouvoir partir au boulot serein. La Cuma c’est aussi un groupe : rencontrer d’autres collègues de toute sorte de sensibilité. On élargit son regard, ça ouvre l’esprit. Apprendre certaines pratiques, se mettre à raisonner autrement les coûts… C’est très important cela ! » Il entrevoit les perspectives d’avenir pour les Cuma : « Maintenant, l’agriculture doit utiliser les autres secteurs du monde rural pour optimiser encore ses coûts. Certaines de nos machines pourraient être utilisées par des collectivités, des salariés de nos fermes pourraient conduire nos machines de CUMA… C’est une balle à saisir ensemble maintenant… ».
Associé ou salarié à la cessation d’activité du père du Gaec, quelle formule choisir ? La question a été posée par plusieurs éleveurs. Si le groupement d’employeur semble apporter des solutions pour des compléments de main-d’œuvre, quand il s’agit du remplacement d’une unité de main-d’œuvre, souvent la recherche d’un associé est privilégiée par rapport au salariat.
Le recours à la Cuma apporte des « solutions travail » mais pas seulement… Pour Jean Paul Coulon de Marigna, la Cuma « est un bel outil qui me fait gagner énormément de temps » et lui « permet de pouvoir partir au boulot serein. La Cuma c’est aussi un groupe : rencontrer d’autres collègues de toute sorte de sensibilité. On élargit son regard, ça ouvre l’esprit. Apprendre certaines pratiques, se mettre à raisonner autrement les coûts… C’est très important cela ! » Il entrevoit les perspectives d’avenir pour les Cuma : « Maintenant, l’agriculture doit utiliser les autres secteurs du monde rural pour optimiser encore ses coûts. Certaines de nos machines pourraient être utilisées par des collectivités, des salariés de nos fermes pourraient conduire nos machines de CUMA… C’est une balle à saisir ensemble maintenant… ».
Associé ou salarié à la cessation d’activité du père du Gaec, quelle formule choisir ? La question a été posée par plusieurs éleveurs. Si le groupement d’employeur semble apporter des solutions pour des compléments de main-d’œuvre, quand il s’agit du remplacement d’une unité de main-d’œuvre, souvent la recherche d’un associé est privilégiée par rapport au salariat.
Les éleveurs de la Petite montagne témoignent…
Gaec de la Source à Val d’Epy: Rationaliser le travail d’astreinte avant le travail de saison
Jean-Pierre (le père) et Jean-Marie (le fils) Ganneval exploitent 195 hectares qui nourrissent 80 génisses et 70 VL produisant 435 000 litres de lait à comté. La mère et une salariée à raison de 14 heures par semaine complètent la main-d’œuvre.
En 2007, l’achat initial d’une pirouette se transforme en acquisition d’un DAC : "On a finalement préféré réduire le travail journalier d’astreinte plutôt que le travail de saison. L’achat du DAC nous permet de mieux gérer la distribution du fourrage, on stocke plusieurs jours de foin dans le couloir qu’on repousse au fur et à mesure. Avec le DAC plus besoin de nettoyer le couloir pour distribuer le concentré et le fractionnement permet de mieux maîtriser la distribution du concentré aux fortes productrices".
Le DAC donne des idées pour s’équiper prochainement d’un DAL : "histoire de simplifier la distribution au veau et de faire quelques veaux de lait". Jean-Marie prépare aussi le départ prochain de son père à la retraite en accueillant des stagiaires, outre l’apport supplémentaire de main-d’œuvre, il espère trouver son futur associé.
Gaec de la Source à Val d’Epy: Rationaliser le travail d’astreinte avant le travail de saison
Jean-Pierre (le père) et Jean-Marie (le fils) Ganneval exploitent 195 hectares qui nourrissent 80 génisses et 70 VL produisant 435 000 litres de lait à comté. La mère et une salariée à raison de 14 heures par semaine complètent la main-d’œuvre.
En 2007, l’achat initial d’une pirouette se transforme en acquisition d’un DAC : "On a finalement préféré réduire le travail journalier d’astreinte plutôt que le travail de saison. L’achat du DAC nous permet de mieux gérer la distribution du fourrage, on stocke plusieurs jours de foin dans le couloir qu’on repousse au fur et à mesure. Avec le DAC plus besoin de nettoyer le couloir pour distribuer le concentré et le fractionnement permet de mieux maîtriser la distribution du concentré aux fortes productrices".
Le DAC donne des idées pour s’équiper prochainement d’un DAL : "histoire de simplifier la distribution au veau et de faire quelques veaux de lait". Jean-Marie prépare aussi le départ prochain de son père à la retraite en accueillant des stagiaires, outre l’apport supplémentaire de main-d’œuvre, il espère trouver son futur associé.
Jean-Paul Chamouton à Pimorin : Gagner du temps pour l’activité d’accueil à la ferme
Jean-Paul exploite avec son épouse une ferme de 74 hectares avec 35 génisses et 35 VL qui produisent 200 000 litres de lait à comté. D’anciens bâtiments ont été valorisés pour créer une activité d’accueil à la ferme. Adultes et enfants peuvent y visiter l’exploitation, le musée de la ferme autrefois et y goûter.
Exploitation bien rangée, simplification du travail et gain de temps sont les objectifs de Jean-Paul : "j’ai déjà la chance d’avoir un parcellaire bien regroupé autour de l’exploitation".
La distribution des fourrages et le paillage sont simplifiés au maximum. Le foin séché au sol et pressé en balles rondes est stocké dans un hangar proche de la stabulation en aire paillée avec caillebotis devant le couloir d’alimentation. Par petites quantités, les bottes de foin et de paille sont stockées sur un plancher au-dessus du caillebotis. Le foin est basculé vers le couloir d’alimentation pour être distribué et la paille vers l’aire de paillage. "Outre le fait de gagner du temps, ce système m’évite de mettre un tracteur en marche".
Le fils de Jean-Paul qui va s’installer en reprenant une exploitation située à 4 km d’une taille de 60 hectares et 120 000 litres de lait envisage de supprimer l’élevage des génisses. Objectif : garder le bâtiment tel quel et ne pas augmenter le travail. Les génisses seront achetées ailleurs. Quand les parents prendront la retraite le fils embauchera probablement un salarié : "Je veux rester maître des décisions ! "
Stéphane Renaud à Marigna : Partager un salarié
Stéphane Reanud exploite en individuel à Marigna sur Valouse. 130 ha, 40 VL 70 génisses, 250 000 l de quotas. Il s’est installé en 1994 sur l’exploitation familiale. Au départ, il imaginait dix premières années de Gaec à deux, un week end sur deux, un rythme de travail équilibré… Mais les soucis de santé de son père en ont décidé tout autrement ; absent la moitié du temps, il a fallu pallier au manque de main-d’œuvre.
Le service de remplacement a vraiment permis d’absorber la charge la semaine, de mener à bien les projets de constructions de l’installation. Mais, nous dit-il : "je me suis dit qu’accident ou pas, quand mon père ne serait plus là, il faudrait prévoir quelque chose, soit un associé, soit un salarié. Je me suis renseigné : prendre un associé, c’était reprendre une ferme, des quotas… je n’avais pas envie de ce projet-là. Le salariat m’est apparu la solution".
Stéphane ne pouvait pas financer un plein-temps, alors, à partir d’une réunion locale, une petite équipe s’est constituée, et il s’est lancé avec 2 jours par mois au début, en groupement d’employeurs. Il est passé progressivement à 3-4… "A terme, peut-être prendrai-je dix jours par mois"
Stéphane Reanud exploite en individuel à Marigna sur Valouse. 130 ha, 40 VL 70 génisses, 250 000 l de quotas. Il s’est installé en 1994 sur l’exploitation familiale. Au départ, il imaginait dix premières années de Gaec à deux, un week end sur deux, un rythme de travail équilibré… Mais les soucis de santé de son père en ont décidé tout autrement ; absent la moitié du temps, il a fallu pallier au manque de main-d’œuvre.
Le service de remplacement a vraiment permis d’absorber la charge la semaine, de mener à bien les projets de constructions de l’installation. Mais, nous dit-il : "je me suis dit qu’accident ou pas, quand mon père ne serait plus là, il faudrait prévoir quelque chose, soit un associé, soit un salarié. Je me suis renseigné : prendre un associé, c’était reprendre une ferme, des quotas… je n’avais pas envie de ce projet-là. Le salariat m’est apparu la solution".
Stéphane ne pouvait pas financer un plein-temps, alors, à partir d’une réunion locale, une petite équipe s’est constituée, et il s’est lancé avec 2 jours par mois au début, en groupement d’employeurs. Il est passé progressivement à 3-4… "A terme, peut-être prendrai-je dix jours par mois"
Son groupement d’employeurs leur permet ainsi d’employer un salarié à plusieurs. "Ce qui fait que ça marche avec un salarié" nous dit Stéphane "c’est qu’entre collègues employeurs, il faut être ouvert, être clair sur ce que l’on veut, ce que l’on attend, sur les horaires. Il faut planifier, quitte à faire un tableau avec une liste de boulot tracé d’avance. Au début, cela peut vraiment l’aider. Ensuite, cela doit aller de mieux en mieux".
Pour Stéphane, "avoir un salarié permet une dynamisation, un élan qui me fait du bien. C’est une sécurité aussi, de savoir que quelqu’un connaît la ferme, au cas où…"
Pour Stéphane, "avoir un salarié permet une dynamisation, un élan qui me fait du bien. C’est une sécurité aussi, de savoir que quelqu’un connaît la ferme, au cas où…"
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