Qui dit bonne gestion… dit rotation
Jardiner et désherber malin
Jura agricole et rural
Publié le: 07 mai 2008
Page 20
Dans un jardin comme aux champs, la rotation est de rigueur.
Chaque espèce potagère a des besoins en éléments nutritifs. Sa culture deux années de suite au même endroit va conduire à l’épuisement du sol en tels ou tels éléments sur une profondeur constante, au détriment de la génération suivante.
De plus, en procédant de la sorte, cela va accroître les risques de propagation des champignons parasites et autres ravageurs (maladies, insectes nuisibles…)
Pour limiter ces problèmes, il faut réaliser un assolement, ou rotation des cultures. La durée de la rotation, c’est-à-dire la durée avant laquelle une même plante revient au même endroit, est de 3 à 5 ans. Pour faire simple il faut tenir compte de quelques grands principes.
De plus, en procédant de la sorte, cela va accroître les risques de propagation des champignons parasites et autres ravageurs (maladies, insectes nuisibles…)
Pour limiter ces problèmes, il faut réaliser un assolement, ou rotation des cultures. La durée de la rotation, c’est-à-dire la durée avant laquelle une même plante revient au même endroit, est de 3 à 5 ans. Pour faire simple il faut tenir compte de quelques grands principes.
Exigence en apports organiques
On imagine le jardin découpé en quatre parcelles, sur lesquels on alternera nos plantes potagères par cycle annuel. On peut distinguer différentes catégories de plantes potagères :
- Les légumes-fruits (tomates, aubergines…) gourmands notamment en phosphate. Ils préfèrent les apports en fumure et compost frais.
- Les légumes-feuilles, comme les laitues, les choux, les épinards, qui puisent surtout de l’azote,
- Les légumineuses (haricots, fèves…) ont la particularité de fixer l’azote atmosphérique dans le sol au niveau de l’appareil racinaire, et donc de l’enrichir. Elles pourront succéder aux légumes feuilles, pour compenser les prélèvements faits par ces dernières.
- Les légumes-racines, comme les carottes, les radis, les navets. Ils préfèrent les composts bien décomposés et explorent en profondeur le sol, grâce à leurs longues racines. Ils permettent donc un repos de la terre en surface et précéderont plus les légumes fruits et feuilles.
- Les légumes-bulbes (oignon, ail…) sont sans exigence particulière, et craindraient même les excès de compost. Ils précéderont les légumes fruits et un apport en fumure fraîche.
On imagine le jardin découpé en quatre parcelles, sur lesquels on alternera nos plantes potagères par cycle annuel. On peut distinguer différentes catégories de plantes potagères :
- Les légumes-fruits (tomates, aubergines…) gourmands notamment en phosphate. Ils préfèrent les apports en fumure et compost frais.
- Les légumes-feuilles, comme les laitues, les choux, les épinards, qui puisent surtout de l’azote,
- Les légumineuses (haricots, fèves…) ont la particularité de fixer l’azote atmosphérique dans le sol au niveau de l’appareil racinaire, et donc de l’enrichir. Elles pourront succéder aux légumes feuilles, pour compenser les prélèvements faits par ces dernières.
- Les légumes-racines, comme les carottes, les radis, les navets. Ils préfèrent les composts bien décomposés et explorent en profondeur le sol, grâce à leurs longues racines. Ils permettent donc un repos de la terre en surface et précéderont plus les légumes fruits et feuilles.
- Les légumes-bulbes (oignon, ail…) sont sans exigence particulière, et craindraient même les excès de compost. Ils précéderont les légumes fruits et un apport en fumure fraîche.
Pensez aux engrais verts
La quatrième année, vous pouvez mettre en place un engrais vert telles que moutarde, vesce, phacélie… Ils permettront au sol de se reposer et l’enrichiront avant un nouveau cycle de culture.
La quatrième année, vous pouvez mettre en place un engrais vert telles que moutarde, vesce, phacélie… Ils permettront au sol de se reposer et l’enrichiront avant un nouveau cycle de culture.
Ne pas rester en famille
Dans la mesure du possible, ne pas replanter au même endroit un légume de la même famille. Pas de céleris après les carottes (famille des ombellifères), pas de concombres après les courgettes (famille des cucurbitacées), pas de poireaux derrière les oignons (familles des liliacées).
Dans la mesure du possible, ne pas replanter au même endroit un légume de la même famille. Pas de céleris après les carottes (famille des ombellifères), pas de concombres après les courgettes (famille des cucurbitacées), pas de poireaux derrière les oignons (familles des liliacées).
L’exception des légumes sédentaires…
L’artichaut et les asperges ont besoin de plusieurs années au même endroit pour s’installer. Ils sont donc « hors rotation ».
L’artichaut et les asperges ont besoin de plusieurs années au même endroit pour s’installer. Ils sont donc « hors rotation ».
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