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Parasitisme : un check-up s'impose
Jura agricole et rural
Publié le:  05 novembre 2008
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La rentrée à l’étable constitue un moment propice pour contrôler la santé des animaux et réaliser les traitements nécessaires.

Après une saison de pâture, les ruminants hébergent des parasites dans l’intestin et des larves en vie ralentie dans la paroi de la caillette.
 
Un traitement automnal pourra également couvrir les parasites externes de l’hiver. Il prendra le relais du traitement réalisé au printemps. Sur le plan sanitaire, cet été tempéré n’a pas été spécialement favorable : pas de sécheresse estivale pour déprimer les populations de larves parasites et leurs hôtes aquatiques. Les diagnostics sérologiques et les coproscopies permettront de faire le point sur les niveaux d’infestation.

Quoi qu’il en soit, la plupart des jeunes bovins au pâturage ont ingéré des larves de vers avec l’herbe toute la saison. Or, en matière de strongles digestifs, le traitement se raisonne en fonction de l’âge des animaux, de la conduite de pâturage, des éventuels traitements antérieurs et bien entendu des conditions météorologiques.

Raisonner par catégorie
Première catégorie d’âge, les jeunes bovins mis à l’herbe pour la première année. Ceux-ci n’ont pas une immunité suffisante pour se protéger et il faut généralement les traiter. En revanche, les bovins qui sont à leur deuxième saison de pâturage et les vaches adultes disposent d’une immunité bien établie : il n’est donc pas nécessaire de les traiter systématiquement. Si le traitement s’avère nécessaire, selon la famille médicamenteuse utilisée, rentrer les animaux immédiatement après est recommandé.
 
C’est le cas pour les médicaments de la famille des Benzimidazoles (par exemple Panacur®, Oxfénil®, Synanthic® Rintal®, Valbazen Bovin®… etc.), dont l’action est immédiate mais ne dure pas (effet flash). Les animaux peuvent en effet se recontaminer ensuite. Attention, le récent traitement au Lévamisole n’est pas suffisant car il n’est pas actif contre les larves qui s’installeront alors dans l’estomac ou l’intestin des bovins pour passer l’hiver.

S’il s’agit d’un endectocide (Cydectine ®, Dectomax®, Ivomec®, Cevamec®, Ivermectine Eco®, Magamectine®, Virbamec®, Pouromec®…etc.), l’action est immédiate et se poursuit encore cinq semaines environ (c’est l’effet de la rémanence) : on pourra alors attendre à peu près encore un mois. Le choix d’un endectocide, a priori plus cher qu’un benzimidazole, pour traiter les vers peut se justifier si l’on souhaite agir en plus sur les parasites externes des animaux. En effet, la période de stabulation est favorable à la contagion des poux et gales (densité plus élevée des animaux et milieu de vie restreint).  




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