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Un tiers du budget annuel «fleurs»
Sur les tombes à la Toussaint
Jura agricole et rural
Publié le:  05 novembre 2008
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Pour la Toussaint, une visite au cimetière est une tradition qui perdure. 81 % des visiteurs fleurissent les tombes et 72 % les entretiennent.

Pour les Français, « Toussaint » est indissociable de cimetière. Si l’on doit se rendre au moins une fois par an au cimetière, ce sera à la Toussaint, tradition oblige.
 
« Et cette tradition perdure ! A partir de 40 ans, plus d’un Français sur deux se rend systématiquement au cimetière à cette date. Pourtant, l’éclatement et la recomposition des familles, la mobilité professionnelle, ou encore l’éloignement des cimetières des centres-villes, ne facilitent pas cette démarche », explique Nicolas Fauconnier dans une récente étude publiée par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc).

Le cimetière n’est donc pas déserté et la culture de la mémoire des morts reste vivace. La France est-elle ancrée dans la tradition du souvenir ? « Oui, manifestement, les cimetières ne manquent pas de visiteurs à la Toussaint. Seuls 32 % des Français de plus de 40 ans ne s’y rendent jamais. Non, parce que ces pratiques ne sont pas homogènes sur tout le territoire. Seulement 39 % des Franciliens de plus de 40 ans se rendent au cimetière à la Toussaint.
Une fois au cimetière, 81 % des visiteurs de la Toussaint se recueillent et fleurissent le
monument et 72 % l’entretiennent », souligne Nicolas Fauconnier.

Les femmes fleurissent plus
Le Crédoc a aussi étudié les dépenses consacrées à cette journée du souvenir. « Les visiteurs du cimetière déclarent dépenser en moyenne 28 euros en plantes et fleurs ». Les estimations de l’Oniflhor sont proches : en 2000, l’Office national évaluait la dépense moyenne à la Toussaint à 20 euros pour les achats de chrysanthèmes, principales plantes
achetées pour l’occasion.

Selon le Crédoc, « les dépenses de la Toussaint ne représentent qu’un tiers du budget annuel en plantes et fleurs consacré au cimetière. En tout, les personnes ayant charge d’entretien d’un monument déclarent dépenser près de 84 euros par an pour le fleurir. Les femmes sont proportionnellement plus nombreuses à s’en occuper et dépensent plus que les hommes, 87 euros en moyenne, contre 79 euros. Contrairement à d’autres dépenses en rapport avec la mort, notamment les obsèques ou la marbrerie, le budget consacré aux fleurs ne dépend pas du niveau de revenus. Enfin, c’est entre 60 et 69 ans que l’on dépense le plus, 102 euros, parce que les décès de parents sont fréquents dans cette classe d’âge et le fleurissement en général plus conséquent les premières années suivant les décès ».




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