La transmission et l'installation en intégration
Chambre d'agriculture du Jura
Jura agricole et rural
Publié le: 11 décembre 2008
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Les deux comités d’orientation sur la transmission-installation et sur l’élevage ont été ratifiés par la session de la chambre |
L’intégration de l’Adasea et la création d’un établissement interdépartemental de l’élevage ont été au centre des débats de la dernière session de la chambre d’agriculture du Jura.
La disparition de l’Adasea du Jura était programmée depuis plusieurs mois. Elle sera effective à compter du 1er janvier prochain, date de l’intégration de la structure vouée à l’installation, au sein de la chambre d’agriculture du Jura.
Les modalités de cette intégration ont été évoquées au cours de la dernière session de chambre qui s’est tenue à Lons-le-Saunier, sous la présidence de Dominique Chalumeaux et en présence de Joëlle Le Moël, préfète du Jura, du sénateur Gérard Bailly, de nombreux chefs de service et autres responsables professionnels.
Après son traditionnel tour d’horizon de l’économie agricole « qui ne permet pas d’appréhender l’avenir avec sérénité tant les problèmes sont nombreux et compliqués », le président a ouvert le dossier de l’intégration de l’Adasea : « Cette intégration répond à une nécessité de rationalisation administrative et une diminution des coûts de fonctionnement de la structure, compte tenu de la réduction des crédits publics. »
La chambre qui intervient sur les dossiers de transmission et d’installation recevra ainsi le renfort des conseillers d’entreprise de l’Adasea. Dans le même temps, un comité d’orientation professionnel sera créé dans la perspective d’un nouveau pôle « Transmission – Installation ». Celui-ci sera composé de représentants de l’actuelle Adasea et aura un rôle de proposition et de définition de la politique d’installation.
Les agents de l’Adasea seront repris par la chambre qui « héritera », via une convention de dévolution universelle de patrimoine, de tous les éléments de l’association : actif, passif, valeurs, droits et obligations.
Autre comité d’orientation créé ce même jour : l’OIER ou organisme interdépartemental de l’élevage, constitué avec le Doubs et le Territoire de Belfort et dont la demande d’agrément est aujourd’hui examinée par les deux ministères concernés. Cette entité est en cours de création et un groupe de responsables va travailler à sa déclinaison concrète dans le Jura. Un de ses objectifs étant de veiller à la cohérence des actions relatives à l’élevage et en particulier à la réduction des coûts d’identification. Un comité de 28 membres, représentants toutes les sensibilités de l’élevage jurassien a ensuite été installé.
Questions d’actualité
• Pour les éleveurs libres, Christophe Cattenoz a posé la question de l’utilité du vaccin alors que la maladie est là. Pour lui, c’est une affaire de « buisness et d’export ». Quid également du prix des veaux à 150 euros qui ne permettent plus aux éleveurs de tirer la petite marge qui leur manquait et qui ne font plus l’objet de soins vu le coût de l’intervention d’un vétérinaire…
• Pour les céréaliers, Yves Camuset évoque l’évolution de la Pac. Selon lui, les soutiens dans le Jura sont en dessous de la moyenne nationale. Idem pour le revenu agricole. « On aurait besoin de stabilité de production, tant pour l’agriculteur que pour le consommateur. On ne peut pas instituer une politique permanente de crise. Car, qu’allons-nous répondre aux émeutiers de la faim qui se manifestent ? »
• Guy Bailly, de la Confédération paysanne, dénonce le lobbying de Syngenta pour obtenir l’homologation du Cruiser® pour la campagne 2009, au grand dam d’apiculteurs et d’associations de défense de l’environnement qui ont manifesté dans plusieurs villes de France, le 3 décembre dernier.
• Après un aparté où il a estimé que les éleveurs n’avaient pas à payer les procédures d’équarissage, Frédéric Perrot, le président de la FDSEA est revenu sur les dernières discussions menées au niveau européen. Il s’est dit « déçu » par l’accord qui n’est qu’«une phase dans le démantèlement des mécanismes et un suicide collectif à plus ou moins long terme. » Pour lui, « il est lamentable de considérer l’agriculture comme une sous-économie… » Il considère par ailleurs les discussions sur l’utilité de la vaccination FCO comme des « débats d’arrière-garde » et invite plutôt à « regarder l’avenir pour avoir la possibilité de vivre de notre métier… »
• Michel Cêtre lance un chiffre : 98% des élevages qui ont eu des pertes n’étaient pas vaccinés contre la FCO. « Aujourd’hui, la moitié du cheptel est vaccinée et l’objectif n’est pas d’arriver à une éradication mais à une immunisation naturelle des cheptels… » Et de rappeler l’importance de la vaccination pour que la génétique bovine jurassienne garde sa place sur les marchés à l’exportation.
Quant à l’équarissage, il n’y a toujours pas d’accord sur les modalités de paiement des 25% à la charge des éleveurs. On s’oriente vers une contribution volontaire obligatoire qui serait collectée par les EDE.
• Sébastien Picaud, le président du GVA du Val-de-Seille, a souligné la belle réussite de l’opération « 2008, le Jura fête la volaille de Bresse », remercié tous les partenaires de cette opération et en particulier – cocorico – le Jura Agricole et Rural pour son implication.
• Remerciements également de Roland Berthelier et d’Olivier Pirat à tous ceux qui ont fait du festival des groupes une belle réussite pour toute l’agriculture du Jura et de Franche-Comté.
• Avertissement d’Alain Mathieu, le président de la FDCL qui en appelle aux producteurs pour réaliser la référence laitière départementale. La question est là, de savoir qui traira les droits supplémentaires… Et de demander par ailleurs le soutien de toutes les organisations professionnelles sur le projet de création d’un fonds d’investissement pour pérenniser les outils de la filière comté…
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