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En 2008, croissance en dessous de 1 %
Économie française
Jura agricole et rural
Publié le:  11 décembre 2008
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Depuis un an, l’économie mondiale ralentit progressivement. Trois chocs expliquent pour l’essentiel ce ralentissement : baisse de l’investissement des ménages suite à la correction de la bulle immobilière ; très forte hausse cet été des prix des matières premières qui ampute le pouvoir d’achat ; et, enfin, les graves perturbations des marchés financiers consécutives à la crise des subprimes, qui entraînent un durcissement des conditions de financement.

La France n’est pas épargnée par les aléas de l’économie mondiale et subit les effets de ces évolutions. Le taux d’inflation établi par l’Insee calculé en fonction de l’indice des prix à la consommation (IPC) est resté élevé en 2008.
 
Léger signe de détente en octobre 2008 où l’inflation est redescendue en dessous de 3 % pour s’établir à 2,7 %, son taux le plus bas de l’année. A noter que l’inflation est grimpée à son plus haut niveau cet été à 3,60 %, en juin et juillet, sous l’effet de la poussée des prix des matières premières agricoles et des prix du pétrole. En moyenne sur l’année 2008, le taux de l’inflation serait proche de 3 % en France, soit le double de l’inflation de 2007. Selon les prévisions de l’Insee, « après avoir accru son PIB de 2,2 % en 2006 et de 1,9 % en 2007, l’économie française devra se contenter d’une croissance inférieure à 1 % en 2008 et en 2009 ».

Les conditions de crédit plus dures
Concernant les conditions de crédit, d’après Infossimo, « les taux moyens annoncés par les courtiers sont tous au-dessus de 5 %, toutes durées de prêt confondues. Les banques ont resserré leurs conditions d’attribution des prêts immobiliers et refusent désormais les prêts sans apport personnel minimum, ou sur des durées trop longues (30 ans et plus) et sont très vigilantes sur le taux d’endettement des emprunteurs ».
 
L’analyse de dix ans d’évolution du crédit par Cafpi (N°1 des courtiers) montre que « les taux des prêts ont baissé d’un point, la durée moyenne a progressé de cinq ans et le montant moyen de l’emprunt de 80 %. La mensualité a progressé de 41 % alors que, sur les dix dernières années, la croissance du PIB n’a été que de 26 % et celle du pouvoir d’achat de 29 % ».




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