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Organiser et mutualiser les compétences
Fédération des services de remplacement
Jura agricole et rural
Publié le:  18 décembre 2008
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La FDSR accompagne les services de remplacement au niveau local et reste à l'écoute de leurs besoins I. Pouget

La Fédération départementale des services de remplacement veut anticiper davantage sur les besoins de ses adhérents en organisant ses compétences internes et en mutualisant les expériences menées par les services de remplacement. Tout en renforçant les liens avec les autres organismes concernés par l'emploi.

Faire le bilan de l’activité de l’année 2007 fin 2008, plus d’un an après, tout en anticipant 2009... L’exercice n’est pas facile et le président de la Fédération des services de remplacements du Jura ne veut plus s’y prêter.
 
« Je souhaiterais que les assemblées générales de chaque service de remplacement soient réalisées lors du premier trimestre 2009, ainsi que celle de notre fédération », a annoncé Éric Druot lors de l’assemblée générale de la FDSR qui s’est tenue le 5 décembre à Lons-le-Saunier. Au-delà des questions de calendrier, il s’agit surtout d’apporter de la lisibilité et d’être plus réactif.

L’efficacité de la FDSR passe aussi par la réorganisation des services et des personnes qui y travaillent. Ce fut le chantier de l’année 2008 sous l’impulsion du directeur François Gaudron. La mise en commun des compétences sur l’emploi se réalise également à l’échelon du département, entre les différents organismes agricoles, avec la création de l’association RéAJIR. Née le 24 juillet 2008, cette association « formalise et structure les interventions réalisées au sein du pôle emploi, qui reposaient sur le bon vouloir des organismes », précise Gilles Duquet, président de RéAJIR.

Négociation des contrats
Du côté des résultats financiers, la FDSR retrouve un équilibre avec un résultat 2007 positif de 30 000 euros, après trois années de déficit. « Les ajustements concernant les tarifs et les contrats 2007 étaient nécessaires, même si je comprends que ces mesures aient été mal vécues », reconnaît le président Éric Druot.
Le passage du contrat « couple » à une adhésion « à la tête » a occasionné une hausse des cotisations pour les adhérents et le conseil d’administration de la FDSR a affirmé sa volonté qu’il n’y ait pas d’évolution du contrat régional négocié avec Groupama pour 2009(*).
 
« Notre souhait est que le maximum de personnes puissent être assurées pour les remplacements maladie et accidents car souscrire des indemnités journalières seules ne donne pas l’assurance d’être remplacé dans les meilleures conditions »,  insiste Rémy Delacroix. Dans les faits, le service de remplacement du Jura reste l’un des moins chers de
France et le président de la FDSR a  tenu à remercier l’ensemble des partenaires financiers et en particulier la chambre d’agriculture et le conseil général du Jura dont le soutien est d’ores et déjà acquis jusqu’en 2010.

Anticiper
La FDSR voudrait anticiper davantage sur la définition des contrats dont les dernières lignes sont souvent écrites au mois de décembre pour un engagement en janvier. « Un différentiel de résultat de 100 000 euros comme nous l’avons connu entre 2007 et 2006,
c’est seulement deux euros de l’heure multipliés par les 50 000 heures de notre activité.
 
Pour éviter ces problèmes nous avons besoin de détenir toutes les informations en temps et en heure », déclare Éric Druot, qui demande à tous les partenaires de la FDSR un effort
en ce sens.

Enfin, la FDSR accompagne les services de remplacement au niveau local et reste à l’écoute de leurs besoins.
Plusieurs actions ont été menées, parmi elles, l’expérimentation d’un nouveau logiciel de « paies-factures » dans le SR Jura Nord, la prise en charge momentanée de la partie administrative et financière du SR viticole, une gestion des ressources humaines au sein du SR Nozeroy - Les Planches pour faire coïncider les besoins de main-d’œuvre des adhérents avec les disponibilités des salariés. « Cela passe par un engagement contractuel des adhérents en durée et en répartition sur l’ensemble de l’année », précise Daniel Matthieu,  adhérent du SR. Un engagement qu’il expérimente au sein de son Gaec, où avec son associé, ils ont décidé d’embaucher un salarié tous les week-ends d’’hiver, ce qui leur permet de se libérer un week-end sur deux, « pour un coût très intéressant puisque l’on déduit le crédit d’impôt pour congés ».

Ces expériences locales, ainsi que d’autres chantiers en cours, vont être poursuivis en 2009 et la FDSR pourra en tirer des solutions qui profiteront aux autres services. Pour conclure, Éric Druot invite chacun à soutenir les services de remplacement. « En contribuant à maintenir de l’emploi et en assurant une fonction sociale (remplacement pour accidents, maladies, maternité, loisirs, responsabilités professionnelles...), le service de remplacement est une valeur sûre pour notre territoire, pour l’agriculture jurassienne et pour la pérennité de nos exploitations ».

(*)Précisions sur le nouveau contrat 2009 dans nos prochaines éditions.

Une enquête régionale
Une enquête menée à la demande du comité régional des services de remplacement fait ressortir que la principale préoccupation des 31 services de remplacement de Franche-Comté est le souci du service rendu aux 3 000 adhérents de la région, la professionnalisation et la fidélisation des agents.
Cette enquête avait également pour but, de mieux comprendre les attentes des salariés pour pérenniser leur emploi et les fidéliser. Les services de remplacement de la région génèrent plus de 100 emplois en plein temps pour près de 25 000 journées de remplacement par an.
Résultats de l'enquête disponible auprès de Julien Boisson, animateur régional.

Le remplacement dans le Jura
Quelques chiffres sur l'activité des services de remplacement en 2007 :
• 757 adhésions (dont 39 JA) et une prédominance de «contrat plein», c’est-à-dire avec assurance à Groupama
• 223 agents en CDD pour 28 978 heures et 27 agents en CDI (intermittents pour la plupart) pour 21 036 heures, soit au total 31,12 ETP
• 50 014 heures avec pour motifs principaux  :  événements familiaux (28,8%), accidents (16,9%), responsabilités professionnelles (11,8%), maladies (10, 3), loisirs (10,1%), maternité (5,7%) et paternité (5,7%).
«Événements familiaux»et «loisirs» sont deux activités qui continuent à progresser.




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