Une tradition plusieurs fois millénaire
Le sapin de Noël
Jura agricole et rural
Publié le: 18 décembre 2008
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Le sapin nordmann a de plus en plus la faveur du public |
Installer un sapin de Noël dans sa maison est une tradition bien établie. 22 % des ménages résidant en France réalisent chaque année cet achat. Cette tradition génère un chiffre d’affaires de 133 millions d’euros.
«L’on trouve souvent à côté de la crèche le sapin de Noël, une tradition très ancienne, qui exalte la vie.
En hiver, le sapin toujours vert devient la marque de la vie qui ne meurt pas. C’est habituellement au pied de l’arbre de Noël décoré que sont déposés les cadeaux. C
e symbole est tout aussi parlant en clef de lecture chrétienne car il rappelle l’Arbre de la Vie, image du Christ, don suprême de Dieu à l’humanité. Le message du sapin de Noël est donc que la vie reste verte et qu’elle est un don, non matériel mais d’elle-même, dans l’amitié et l’affection, dans l’entraide fraternelle et le pardon, dans le partage et l’écoute de l’autre ».
C’est le pape Jean-Paul II qui s’exprimait en ces termes, encourageant les fidèles à perpétuer cette tradition. Mais le sapin de Noël n’a pas toujours été ce symbole d’affection et d’amitié.
Selon les historiens, les premières tribus germaniques célébraient la tradition de Yule, période de l’année où les nuits sont les plus longues, en sacrifiant des esclaves mâles et en les accrochant aux branches des arbres ! Charlemagne, dit-on, décorait son sapin avec les boyaux et les yeux de ses ennemis vaincus ! Les boules et les guirlandes d’aujourd’hui…
Au Moyen-Orient, le sapin était jadis considéré comme sacré car c’était le seul arbre qui restait vert l’hiver. L’arbre de Noël, pour certains auteurs, n’est que la continuation chrétienne d’une tradition païenne. En France, c’est après la guerre de 1870, via les immigrés venus de l’Est, que cette tradition a véritablement pris ses racines.
Un marché en baisse
Selon une étude réalisée pour Vinifl’hor par la Sofrès, auprès de six mille ménages, le marché du sapin de Noël est en baisse en volume et en hausse en valeur.
Anne de Boissieu, en charge de cette étude, souligne « qu’entre 2003 et 2007, les ventes sont passées de 5,7 à 5,6 millions d’arbres, alors que le nombre de ménages résidant en France a évolué de 24 650 000 en 2003 à 25 837 000 en 2007 ». E
n revanche, dans le même temps, le prix moyen du sapin a fortement augmenté, de 17,9 euros à 22,4 euros.
Les ménages résidant en France préfèrent toujours le sapin naturel, avec 4,5 millions de têtes vendues, l’artificiel représentant chaque année un million de pièces. Pour les sapins naturels, le nordmann est l’espèce la plus vendue, (61,6 %) vient ensuite l’épicéa (37,1%) et enfin le « sapin blanc », jadis très tendance et aujourd’hui marginal.
Les sapins naturels sont en règle générale achetés coupés (90 %), « et cela est encore plus sensible pour les nordmanns que pour les épicéas », explique Anne de Boissieu. Quant à la hauteur moyenne, elle oscille, depuis une dizaine d’années, entre 100 et 150 centimètres. « Mais les grands modèles représentent tout de même 36 % des ventes et ce sont plus souvent des épicéas ».
Les achats sont réalisés en majorité entre le 15 et le 24 décembre. Les pièces acquises en dernière minute ne sont pas forcément le fait de retardataires, mais plutôt de « puristes », la tradition indiquant que le sapin doit être « installé le 24 décembre et détruit douze nuits plus tard ».
En 2007, le prix moyen d’un sapin était de 22,8 euros pour l’artificiel, de 15,3 euros pour l’épicéa et de 26,4 euros pour le nordmann. Les sapins sont achetés en grande surface (33,3 %), en jardinerie et garden centers (18 %), auprès des marchands ambulants (10,6 %), chez les fleuristes en boutique (8,8 %), les pépiniéristes – horticulteurs (8,3 %). Les achats en exploitation et les coupes diverses représentant 14,2 % des volumes.
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