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Le choix du bois
Bâtiment d'élevage
Jura agricole et rural
Publié le:  23 décembre 2008
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La salle de traite en madrier, recouverte de PVC à l’intérieur, offre un confort thermique apprécié des trayeurs

A Bonnétage dans le Doubs, Michel Collardey et Ezechiel Ecourtemer ont fait le choix de construire un bâtiment d’élevage en bois : le confort des vaches laitières et la facilité de mise en œuvre ont été déterminants.

Plus d’une centaine d’éleveurs sont venus à Bonnétage le 11 décembre dernier à l’occasion de la journée porte ouverte du Gaec de Franche Normandie, pour y découvrir un bâtiment agricole en bois. Premier argument en faveur de ce matériau : la qualité d’ambiance. « Nous apprécions le bois pour sa chaleur. Par rapport à un bâtiment à charpente métallique et murs en parpaings, c’est beaucoup plus agréable », explique Michel Collardey, l’un des deux associés. Il faut préciser qu’à plus de 900 mètres d’altitude, l’hiver est long et rigoureux, et le confort du bâtiment a son importance.
L’originalité du projet, c’est l’utilisation de madriers empilés pour les murs ainsi que pour les cloisons de la salle de traite. Un système proposé par la société Syscobois de Baume-les-Dames. Alex Thibaud, responsable du bureau d’étude de cette entreprise, précise « nous ne travaillons qu’avec des bois classés, soumis à des tests de résistance. Notre spécificité c’est un système d’assemblage original qui facilite la mise en place des pièces, livrées prêtes à poser. » Avec la crise de l’énergie et le renchérissement des matières premières telles que l’acier, le matériau bois redevient compétitif. « De plus nous avons intégré un groupe de sciage situé dans le département de l’Ain, ce qui nous permet de réduire les coûts », précise M. Thibaud. Enfin, le bois apparaît de plus en plus comme le matériau de construction écologique et durable (voir ci-dessous).
« En termes de coût part rapport à des parpaings, c’est équivalent, mais le principal avantage, c’est la rapidité du chantier : il ne nous a fallu qu’une demi-journée pour empiler les madriers du mur sur toute la longueur du bâtiment ! C’est très simple à installer, ça rappelle un peu les jeux de constructions », assure Michel Collardey.
Simple comme un jeu d’enfant
Côté sud, un filet brise-vent permet à la lumière d’entrer. Dans le même but, des translucides recouvrent une partie du toit : même par temps de neige la luminosité est excellente. Dans la salle de traite, les cloisons ont été recouvertes de PVC à l’intérieur pour faciliter le nettoyage. Le trayeur bénéficie de la qualité d’isolation procurée par le bois. « Il y a une dizaine de jours il a fait -15°C et on avait oublié de mettre en route le sol chauffant, on ne s’en est même pas rendu compte », précise Michel Collardey. Autre aspect important, le stockage du fourrage se fait dans un second bâtiment, éloigné d’une dizaine de mètres « pour éviter d’emmener du froid dans le bâtiment d’élevage à travers le volume », précise Ezechiel Ecourtemer. « Point fort de nos réalisations, le pignon est légèrement avancé par rapport aux ouvertures ce qui permet de déporter vers l’arrière le rail des portes coulissantes et d’ainsi éviter de poser une bavette, qui sera par la suite difficile à entretenir », poursuit Alex Thibaud.
Pour loger le troupeau d’une cinquantaine de montbéliardes, productrices de lait à comté, ainsi que la vingtaine de génisses de renouvellement, les associés ont fait le choix de l’aire paillée. « Je n’aime pas les logettes : ici on est très attaché au confort des animaux. Pour éviter les problèmes sanitaires, il faut pailler régulièrement. Nous avons choisi aussi un revêtement aggloméré pour l’allée : c’est moins abrasif que le béton et pas du tout glissant. » Durant la saison de pâturage, l’accès à l’aire paillée est barré par un simple fil électrique, ce qui permet d’économiser la paille. Avec le recul de quelques mois de fonctionnement, les deux associés sont satisfaits du nouveau bâtiment.
Alexandre Coronel




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