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Le statu quo pour la Pac est irresponsable
Jura agricole et rural
Publié le:  23 décembre 2008
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Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture, invité à intervenir à la 4e session annuelle des chambres d’agriculture, le 17 décembre, a réitéré sa volonté de « réorienter la Pac ». « Le statu quo pour la Pac est irresponsable », a-t-il répété en ajoutant qu’il maintenait son calendrier de propositions pour la fin janvier.

Son ambition est de proposer « une réforme qui ait du sens et soit juste maintenant et pour l’avenir ».

L’accord obtenu sur le bilan de santé de la Pac en novembre est « solide », a commenté le ministre, le 17 décembre, devant les présidents des chambres d’agriculture réunis en session.

« En partant d’un projet extrêmement libéral, on a évité un échec : il ne s’agit pas d’un accord au rabais », a expliqué le ministre. Sans s’appesantir sur le passé, le message du ministre concernait la mise en application du bilan de santé au niveau français. Michel Barnier a réitéré sa volonté de « réorienter la Pac ».

« Le statu quo pour la Pac est irresponsable », a-t-il répété en ajoutant qu’il maintenait son calendrier de propositions pour la fin janvier. « Ce n’est jamais facile de réformer », a convenu Michel Barnier en précisant, « qu’on n’est pas obligé d’utiliser tout ce qu’il y a dans la boîte à outil ».
Toutefois, insiste-t-il, « je n’ai pas négocié ces outils pour jouer avec ». « Il faut réduire la disparité des soutiens par production et penser à ce que sera la future Pac ». Son ambition est de proposer « une réforme qui ait du sens et soit juste maintenant et pour l’avenir ».

Redéfinir la politique de l’herbe
Le ministre a répété les orientations qu’il comptait donner à la nouvelle Pac pour application en 2010. Le cas de la production ovine « en danger de disparition » doit être traité tout comme la problématique laitière en zone fragile, a-t-il expliqué. Il s’agit également de redéfinir la politique de l’herbe. L’enjeu de cette réforme est aussi de réduire la dépendance en protéines végétales.

« Le développement en agriculture biologique y contribue », a assuré le ministre. Celui-ci a aussi évoqué les « outils de couverture des risques ».

Selon Michel Barnier, il est nécessaire de « traiter la question de la légitimité de cette politique au niveau alimentaire et budgétaire. C’est indispensable afin de préserver une grande politique agricole commune ».
D’autant qu’il existe des « forces contraires » : la première question à se poser sur la Pac est de « savoir s’il y en aura encore une après 2013 », a lancé le ministre saluant le vote à une très large majorité de la délibération des chambres d’agriculture à ce sujet.

Michel Barnier indique que la production ovine est en danger de disparition. Elle doit faire l’objet d’attentions spécifiques




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